Si la tradition populaire veut que l’on s’offre des cadeaux le 25 décembre, il n’en a pas toujours été ainsi.

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Cela est en rapport avec la religion. Cela peut sembler assez logique, car il s’agit d’une fête religieuse ! Revenons plus en détail dessus. À la naissance de l’Enfant Jésus le 25 décembre, trois rois mages, Gaspar, Balthazar et Melchior lui ont offert des cadeaux : de l’or, de l’encens et de la myrrhe (gomme résine aromatique fournie par le balsamier). Chacun d’eux représentait ce que le Christ deviendrait : l’or – le roi ; l’encens – un grand prêcheur ; la myrrhe – un guérisseur et un martyr.

C’’est à la fin du XIXe siècle que le «cadeau de Noël» entre dans les mœurs. Encouragé par les travaux d’Haussmann et l’arrivée des Grands Magasins, il devient de plus en plus populaire au sein des familles aristocrates et bourgeoises. La pratique veut que le jour de la Nativité l’on offre des présents uniquement aux enfants, comme le rappelle le magazine Historia et que les adultes s’échangent plutôt des étrennes lors de la Saint-Sylvestre. La pratique de s’offrir des étrennes remonte à l’Antiquité, période à laquelle les Romains célébraient le solstice d’hiver ainsi que l’arrivée d’une nouvelle année. On s’y offre des étrennes (strenae en latin) en se souhaitant une année prospère, heureuse et en bonne santé sous la bonne garde de la déesse de la santé Strenia.

Le Père Noël, installé dans son traîneau tiré par des rennes, est esquissé pour la première fois par un pasteur américain, Clement Clarke Moore, en 1823. La mitre d’évêque arborée par Saint Nicolas est remplacée par un bonnet et sa crosse troquée contre un bâton de sucre d’orge. Son costume rouge sera dessiné par l’illustrateur Thomas Nast en 1860.

C’est pourquoi on s’offre des cadeaux à Noël, c’est une tradition très forte aujourd’hui. Néanmoins, nombreux sont ceux qui la critiquent également, pour son aspect bien trop commercial.