Pour conclure cette première semaine du procès de Nordahl Lelandais, la cour a fait témoigner une jeune femme qui a rencontré l’accusé quand elle était mineure.

CREDIT : Capture Youtube

Ce vendredi matin, deux témoins dont la petit amie de Nordahl Lelandais au moment des faits ont déposé à la barre. Pour la suite de cette cinquième journée de procès, les agressions sexuelles de Nordahl Lelandais sur deux de ses petites cousines et sa détention d’images pédopornographiques ont été au centre des débats.

« Dégoût et colère »: le procès aux assises de Nordahl Lelandais a abordé vendredi le volet des agressions sexuelles de deux petites-cousines de l’accusé avec le témoignage des parents d’une des victimes. « Pourquoi il a fait ça ? Est-ce qu’il a déjà fait ça sur d’autres enfants ? (…) Depuis quand a-t-il cette attirance ? », demande à la barre la mère de l’une d’elle. « On a été bien naïfs », se désole-t-elle. « Je ne l’appelle plus mon cousin, je l’appelle NL », renchérit son conjoint, évoquant une « trahison ».

Un enregistrement datant du mois d’octobre, lorsque Nordahl Lelandais était incarcéré, a été dévoilé et celui-ci a bouleversé les proches de la petite fille. « Tu ne doutes pas de moi quand même ? C’est un truc de malade. Faut qu’ils retrouvent la petite« , avait-il affirmé. « J’aimerais t’entendre dire que tu m’aimes et que je te manque, que ça me remonte le moral. Je suis accusé d’un truc de fou« , avait-il poursuivi. Toutefois, son ancienne petite amie doute. « Mais tu étais où quand la petite a disparu ?« , lui a-t-elle demandé. Ce à quoi le principal concerné a rétorqué : « J’étais sur place, même la mère, même les mariés l’ont dit« . Alors qu’elle lui demande ce qu’il faisait là-bas, il explique : « Tu sais on s’était pris la tête, pendant la soirée je t’ai envoyé un message, si tu m’avais répondu, je serais passé te voir, si tu m’avais répondu, ça aurait tout changé« , a-t-il conclu.

Suite à la diffusion de cet enregistrement, c’est Valérie Blain, la présidente de la cour d’assises de Grenoble qui a pris la parole. « Vous dîtes que si elle avait répondu à ce SMS, ça aurait tout changé ?« , a-t-elle demandé à Nordahl Lelandais. « Bah oui, je serais allé voir ma copine, dormir chez elle. Je serais parti du mariage« , a-t-il affirmé.

La présidente continue l’interrogatoire : « Donc ça dépendait de cette réponse au SMS, ça ne dépendait pas de vous, vous n’avez pas de libre-arbitre monsieur Lelandais ?« , a-t-elle insisté. « Si elle avait répondu au SMS, je serais parti du mariage, et la petite serait toujours en vie« , a de nouveau assuré Nordahl Lelandais.