La plupart des stations de ski ouvrent leurs portes ce samedi mais avec un protocole sanitaire à respecter.

CREDIT  : faut qu’on en parle !

Alors que la saison des sports d’hiver a été officiellement lancée le samedi 20 novembre avec l’ouverture des premiers domaines skiables de la saison, la plupart des stations de ski ont ouvrent leurs portes ce samedi. Si un protocole sanitaire avait été annoncé alors par le gouvernement, il a encore évolué ces derniers jours face à la remontée des cas de Covid en France.

Le protocole d’accès aux remontées mécaniques des stations de ski prévoyait un pass obligatoire en cas de taux d’incidence national dépassant les 200 cas pour 100.000 habitants. Cette limite a été atteinte en fin de semaine dernière et on est « à 350 aujourd’hui », a expliqué le président.

Le port du masque est obligatoire dès l’âge de 11 ans dans l’ensemble des remontées mécaniques ainsi que dans les files d’attente. Il est recommandé pour les enfants de 6 à 11 ans. Seuls les téléskis et tapis roulant pourront, éventuellement, être exonérés du port du masque lorsqu’ils sont empruntés par un seul usager à la fois.

Évidemment, l’application des gestes barrière s’impose sur l’ensemble des domaines skiables: utilisation du gel hydroalcoolique, tousser ou éternuer dans son coude et respecter les distances de sécurité. Ainsi les utilisateurs doivent respecter les distances entre chaque personne dans les files d’attente et les sens de circulation imposés.

Après leur fermeture l’hiver dernier en raison de la pandémie de covid-19, les stations françaises misent sur cette nouvelle saison qu’elles espèrent prometteuse malgré la contrainte du masque dans les remontées mécaniques.

Outre le pass sanitaire, un autre point pose problème : la situation est tendue cette année s’agissant du recrutement du personnel saisonnier. Dans certaines stations des Alpes, il manque en effet entre 5 et 10% du personnel. Dans les Pyrénées le recrutement aussi a été difficile, mais les professionnels de la montagne ont appris à s’adapter et à fidéliser leurs salariés.

Aux confins du Massif central, n tout, dix membres du personnel manquent à l’appel, soit un tiers des effectifs. Les rares saisonniers à déposer leur CV se permettent d’afficher leurs exigences. Ils négocient et le directeur n’a pas le choix que d’accepter. Sur les pistes, les moniteurs viennent eux aussi à manquer. Seulement quatre sont présents, contre huit habituellement.

Selon le site de Pôle Emploi, environ 150 offres d’emploi de saisonniers sont encore à pourvoir en Isère, plus de 1.000 en Savoie, environ 800 en Haute-Savoie, et 300 dans les Hautes-Alpes.