« Pas question de donner un blanc-seing » jusqu’à l’été. Dominé par l’opposition de droite, le Sénat s’apprête à introduire jeudi une « clause de revoyure »

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Les sénateurs ont largement réécrit le texte et ont adopté la proposition du rapporteur Philippe Bas de prolonger les dispositions jusqu’au au 28 février seulement et pas jusqu’à l’été.

Les sénateurs ont largement réécrit le texte en commission et ont adopté la proposition du rapporteur Philippe Bas (LR) de prolonger les dispositions jusqu’au 28 février seulement. A charge au gouvernement de revenir devant le Parlement pour poursuivre au-delà, si la situation sanitaire l’exigeait.

Le rapporteur considère que “trois mois et demi ça va, huit mois et demi c’est trop”.
Comme partout en Europe, l’épidémie connaît un rebond en France, à l’entrée dans la saison froide. Le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a confirmé mercredi “une reprise légère mais sensible”, avec 5.400 cas détectés par jour en moyenne, mais a estimé que la France peut espérer “un hiver relativement serein” grâce à son taux de vaccination.

Le Sénat devrait par ailleurs supprimer la disposition controversée introduite par voie d’amendement à l’Assemblée nationale pour permettre la connaissance du statut vaccinal des élèves par les directeurs d’écoles ou les chefs d’établissement du second degré.

Pour M. Bas, cette “nouvelle dérogation au secret médical” est “susceptible de préfigurer la mise en place d’un pass sanitaire pour les élèves”.

Une fois le texte voté au Sénat, avec ses modifications, députés et sénateurs tenteront de s’accorder sur une version commune en commission mixte paritaire. En cas d’échec, l’Assemblée nationale aura le dernier mot.Un état d’esprit globalement partagé par les sénateurs.

La question du passe sanitaire fait encore débat. Le rapporteur propose qu’on ne puisse plus y avoir recours dans les départements qui auront, au 15 novembre, plus de 75 % de leur population vaccinée. Le ministre de la Santé Olivier Véran estime lui ne pas avoir « suffisamment de recul à ce stade » pour pouvoir se « priver d’un outil qui est fonctionnel, qui est très bien accepté par les gens ». « Ce qui ne veut pas dire qu’on veut le maintenir dans la durée », a-t-il déclaré mardi devant les sénateurs.