Le Sénat dominé par l’opposition de droite a supprimé dans la nuit de mardi à mercredi, lors de l’examen du projet de loi transformant le pass sanitaire en pass vaccinal, la possibilité, pour les gérants des lieux et activités soumis au pass, de vérifier l’identité de son détenteur.

CREDIT : Capture Youtube Public Sénat

Comme à son habitude depuis le début de la crise sanitaire, le Sénat, à majorité de droite, s’applique à limiter la portée des mesures de restrictions sanitaires sur les libertés publiques. Même si le rapporteur du projet de loi au Sénat, Philippe Bas (Les Républicains, Manche) réfute l’idée d’être à contre-courant de l’urgence sanitaire. « Il faut remettre le passe vaccinal à sa place. Il ne peut pas être un instrument de chantage pour contraindre un noyau dur de non-vaccinés. Ça ne veut pas dire qu’il ne faut pas le faire, mais il n’est pas aujourd’hui l’instrument qui va donner un coup d’arrêt à nos 300 000 contaminations par jour », estime-t-il.

Malgré un avis « défavorable » du secrétaire d’Etat Alain Taquet, le Sénat a adopté par 303 voix contre 37, une série de 10 d’amendements identiques portés par des élus de gauche comme de droite supprimant purement et simplement une mesure qui avait été accueillie fraichement par les patrons de bars, cafés et restaurants.

Le Sénat reprendra mercredi après-midi l’examen du projet de loi. 104 amendements restent à examiner, dont près d’une cinquantaine sur l’article premier actant la transformation du pass sanitaire en pass vaccinal.