Gabriel Attal dénonce une « amicale de l’irresponsabilité » après la suspension des débats à l’Assemblée nationale.

Les députés ont refusé de siéger la nuit.

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Ce coup de théâtre salué bruyamment par l’opposition va faire vraisemblablement dérailler le calendrier d’adoption définitif du texte par le parlement prévu initialement pour la fin de la semaine.

La nuit s’annonçait longue pour les députés, elle a été écourtée. Malgré la demande du ministre de la Santé, Olivier Véran, que la séance soit prolongée au-delà de minuit pour aller au bout de l’examen du projet de loi transformant le pass sanitaire en pass vaccinal, les débats ont été suspendus après un vote à main levée, et un décompte de la vice-présidente de l’Assemblée nationale, Annie Genevard.

Les présidents des groupes parlementaires doivent se réunir mardi à 10 heures pour discuter de la reprise des discussions après la suspension de séance lundi à minuit et alors qu’il reste plus de 500 amendements à examiner.

A ce rythme-là, il faut que nous siégieons sans interruption jusqu’à 18 heures demain », avait prévenu cette dernière. « Il reste 582 amendements et la séance n’est pas ouverte demain (…). Si on continue comme ça, et je pense que nous allons continuer comme ça car nos débats sont nourris (…), je ne sais même pas si à 9 heures demain matin nous aurons terminé », avait de son côté souligné le député La France insoumise, Ugo Bernalicis.

« Il faut que le pass vaccinal puisse entrer en vigueur aussi vite que possible, a plaidé Gabriel Attal. Cette mesure est nécessaire. On a aujourd’hui une situation qui est tendue dans nos hôpitaux. On a aujourd’hui besoin que la campagne de vaccination et la campagne de rappel se poursuivent. »