L’ancien garde des Sceaux a tenu un discours puissant samedi au Panthéon où, avec Emmanuel Macron, il commémorerait ce 9 octobre 2021 le 40e anniversaire de l’abolition de la peine de mort qui l’avait fait voter en 1981.

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Après avoir mis à l’index la Chine, l’Iran, l’Egypte, l’Irak, l’Arabie Saoudite, mais encore les États-Unis, qui condamnent et exécutent encore, a appelé à ce que “la France se doit d’être partout présente au premier rang quand il s’agit de combattre la peine de mort”. “Nous refusons que s’accroisse la masse des milliers de condamnés à mort dans le monde parmi lesquels se trouvent des innocents qui peuplent les quartiers de la mort pendant des années, voire des décennies. Tant que dans le monde, on pendra, on gazera, on décapitera, on lapidera, on fusillera, toutes celles et ceux qui considèrent le droit à la vie comme un absolu moral doivent poursuivre leur combat”, a tonné l’ancien garde des Sceaux. “La peine de mort est vouée à disparaitre de ce monde parce qu’elle est une honte pour l’humanité”, a lancé Robert Badinter.

“En vérité la peine de mort ne défend pas la société des femmes et des hommes libres, elle l’a déshonore. Ainsi, devons nous refuser toujours et partout, sous couvert de justice, que la mort soit la loi”.

La peine de mort “ne défend pas la société, elle la déshonore”, a déclaré un peu plus tôt Robert Badinter.
Un discours puissant à la fin duquel l’ancien ministre a été longuement applaudi.

Alors que la France célèbre samedi 9 octobre les 40 ans de l’abolition de la peine de mort, Emmanuel Macron a annoncé que la France allait “relancer le combat pour l’abolition universelle” en organisant une “rencontre au plus haut niveau” pour “convaincre” les dirigeants des pays l’appliquant encore de “l’urgence de l’abolir”.

“Je vous annonce en ce 9 octobre 2021 que la France va relancer le combat pour l’abolition universelle”, a déclaré le chef de l’État dans un discours prononcé au Panthéon. Ainsi, dans le cadre de la présidence française de l’Union Européenne au premier semestre 2022, la France va organiser “à Paris avec l’ONG Ensemble contre la peine de mort, une rencontre au plus haut niveau rassemblant les sociétés civiles des États appliquant encore la peine de mort ou un moratoire afin de convaincre leurs dirigeants de l’importance et de l’urgence de l’abolir”.