A l’âge de la retraite, 25% des plus pauvres sont déjà décédés, alors que seulement 5% des plus riches sont morts à cet âge.

CREDIT : Source Insee

« Ces données sur la mortalité, c’est l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) qui les récolte et met en ligne. Les dernières en date remontent à février 2018, et portent sur la période allant de 2012 à 2016.

Parmi les indicateurs donnés par l’institut, on retrouve le sexe, l’âge et le niveau de vie. Cette dernière mesure divise la population par tranche de 5%, avec une première tranche – qui représente donc les 5% les plus pauvres – qui gagne 466 euros par mois.

Or, on découvre dans les tables de la mortalité que seuls 74% de cette catégorie survivent après 62 ans. Le quart d’entre eux sera de ce fait déjà décédé passé 72 ans. Attention cependant, ce chiffre ne concerne que les hommes.

Pour les femmes, il faut attendre 75 ans pour atteindre ce taux de survie. Quant aux 5% les plus aisés, qui gagnent en moyenne 5800 euros par mois selon l’Insee, il faut arriver à l’âge de 80 ans pour que cette proportion soit atteinte.

On observe donc bel et bien dans les chiffres de l’Insee de fortes disparités dans l’espérance de vie selon le salaire. Comme l’institut le résumait dans son analyse sur le sujet, chez les hommes français, il y avait jusqu’en 2016 « 13 ans d’écart entre les plus aisés et les plus modestes ».

Un triste constat que l’Insee justifie par plusieurs paramètres. Un mauvais état de santé peut être plus ou moins lié aux difficultés financières, aux risques professionnels, tels les accidents, maladies ou exposition à des produits toxiques ou encore à des comportements « moins favorables à la santé », tel le tabac.

Par ailleurs, on note qu’un faible niveau de vie peut également être « la conséquence » d’une mauvaise santé, et non pas la seule cause… »