« Doubler les policiers sur le terrain d’ici à 2030 » notamment, le chef de l’État a annoncé ses projets en matière de sécurité.

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Le président a dans un premier temps annoncé vouloir « doubler les policiers sur le terrain d’ici 2030 », notamment par la suppression de tâches annexes et des réorganisations. Cette mesure viendra en complément de la création des 10 000 postes de forces de l’ordre depuis le début du quinquennat, a-t-il précisé.

Il a expliqué que pour parvenir à cet objectif au cours des cinq prochaines années, la loi d’orientation et de programmation du ministère de l’Intérieur (Lopmi) mettrait « un terme aux tâches indues », comme la garde des bâtiments publics, le transfert des détenus, la police des audiences, etc. Au total, cela devrait permettre de dégager « 3 500 policiers et gendarmes » pour les mettre sur la voie publique.

Il prévoit une augmentation de 15 milliards d’euros du budget alloué à Beauvau sur cinq ans, soit une hausse de 25% d’ici à 2027. À un détail près, toutefois : l’adoption du texte, qui ne pourra pas être examiné par le Parlement durant la législature actuelle, dépendra de la majorité désignée par les urnes durant les législatives de juin prochain.

Pour attaquer de front la question des violences intrafamiliales, il propose de doubler le nombre d’enquêteurs dédiés à ce type de violences pour le porter à 4000.

Il a par ailleurs rappeler vouloir créer un fichier afin de prendre en compte les signaux faibles et mieux prévenir la survenance de ces violences, en empêchant la récidive par exemple.

Pour l’heure, le harcèlement de rue (qui reste très difficile à prendre en flagrant délit) est puni d’une amende de 100 euros. Emmanuel Macorn propose de passer à 300 euros, et d’en faire un délit.

Il a également proposé, pour lutter contre le harcèlement de rue, de rajouter des policiers dans les transports en commun, afin de doubler leur présence dans ces lieux particulièrement à risque. Il a expliqué que « parmi les victimes de violences sexuelles dans les transports en commun », 95% étaient des femmes.

Il a également annoncé la création de 1 500 cyber-patrouilleurs supplémentaires et d’une école de formation cyber pour lutter contre les attaques numériques, dans le cadre d’un plan d’investissement d’un milliard d’euros. Ce plan s’élèverai à 1 milliard.

Le président de la République veut généraliser les amendes forfaitaires délictuelles (AFD) pour les petits délits, sanctionnés par des peines inférieures à un an de prison. L’objectif ? Permettre aux « magistrats de se concentrer sur les affaires plus importantes ».