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10 ans après Fukushima, les centrales nucléaires redémarrent au Japon


Il y a dix ans, le 11 mars 2011, un séisme et un tsunami géants ravageaient la côte nord-est du Japon, faisant plus de 18.000 morts et disparus. Le lendemain, l’explosion de la centrale nucléaire de Fukushima provoquait la plus grave catastrophe nucléaire depuis celle de Tchernobyl, en 1986.


À l’automne 2020, neuf des cinquante-quatre réacteurs nucléaires de l’archipel – tous progressivement arrêtés après la catastrophe pour être remis aux nouvelles normes de sécurité – ont été autorisés à redémarrer. Le pays avait pourtant su s’en passer complètement, de 2013 à 2018. Les défenseurs de la filière et les autorités invoquent, entre autres, pour justifier ce redémarrage, les objectifs de diminution des émissions carbone. Mais d’anciens chefs du gouvernement ont rejoint les antinucléaires, qui ne désarment pas : Nous n’avons eu aucun black-out lorsqu’elles étaient à l’arrêt : cela prouve bien que l’on peut s’en passer,s’insurge Junichiro Koizumi, Premier ministre de 2001 à 2006. Hiroshima, Nagasaki, Fukushima, nous avons trois raisons de devenir des porte-parole mondiales de l’antinucléaire, pourquoi ne réagit-on pas ? Au lieu de cela, nous continuons de ne pas écouter les recommandations de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).


Dix ans après l’accident nucléaire de Fukushima, la Sfen vous propose une série d’articles relatifs à la situation sur le site et aux conséquences énergétiques, climatiques, sociales et sanitaires.


Le gouvernement japonais est critiqué au niveau international pour sa politique énergétique pro-charbon. En 2019, année de la COP 25 à Madrid, il avait notamment reçu le prix satirique du « fossile du jour » du Climate Action Network[1]. Face aux critiques, le ministre de l’environnement, Shinjiro Koizumi, avait déclaré : « j'ai bien peur de ne pas pouvoir partager aujourd'hui avec vous une modification de notre politique ». Des paroles qui reflètent le casse-tête énergétique japonais. Néanmoins, le gouvernement a dévoilé pour la première fois ses ambitions énergétiques et climatiques fin 2020 avec pour objectif la neutralité carbone d’ici à 2050. Un objectif qui sera impossible d’atteindre sans le nucléaire, selon les récentes déclaration du ministre japonais en charge de l’énergie, Hiroshi Kajiyama[2]. En 2019 le nucléaire a produit 7 % de l’électricité du pays (66 TWh), contre 25 % en 2010. Neuf réacteurs ont redémarré (8,7 GW) et sept autres réacteurs ont reçu le feu vert de l’Autorité de sûreté japonaise (NRA).


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Photo Qurren


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