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Affaire Troadec: un enregistrement fait ressurgir la haine familiale

Pascal, Brigitte, Sébastien et Charlotte Troadec ont été tués dans la nuit du 16 au 17 février 2017 à Orvault.

Hubert Caouissin, 50 ans, est jugé pour meurtres et atteinte à l’intégrité de cadavres.

Le procès de la cour d'assises de Loire-Atlantique doit s'achever le 8 ou le 9 juillet.

@LCI

Il était attendu depuis plusieurs jours. Cet enregistrement du 5 juillet 2014, réalisé en cachette par Lydie Troadec qui avait dissimulé un dictaphone dans son soutien-gorge, illustre la tension extrême qui régnait alors au sein de la famille Troadec.


Il met en scène les principaux protagonistes de l'affaire: Hubert Caouissin, jugé pour le quadruple meurtre de sa belle-famille, sa coaccusée et ancienne compagne Lydie Troadec, mais aussi le frère de cette dernière Pascal Troadec, sa compagne Brigitte, et enfin Renée Troadec, mère de Pascal et Lydie.

Brigitte et Pascal (49 ans) et leurs enfants Charlotte (18 ans) et Sébastien (21 ans) ont été tués à coups de pied de biche par Hubert Caouissin, à leur domicile d'Orvault, près de Nantes, dans la nuit du 16 au 17 février 2017.


Lors de cette réunion familiale, organisée chez Renée à Guipavas (Finistère), il s'agit d'évoquer le "magot" d'or prétendument volé par Pascal à sa mère Renée, mais dont personne n'a jamais vu la trace. Dès les premières minutes, le ton monte sur les places auxquelles doivent s'asseoir les uns et les autres.


"J'estime que j'ai le droit à la moitié de ce que vous avez pris", annonce Renée à Pascal et Brigitte, dans une ambiance tendue. "Maman, qu'est-ce qu'on t'a piqué?", répond son fils, visiblement interloqué. "Bah, les pièces d'or", répond-elle.


"Soit vous n'y êtes pour rien et vous n'avez rien à craindre. Soit vous avez quelque chose à vous reprocher et alors tant pis pour vous", lâche Hubert Caouissin, qui évoque "quelque chose de fabuleux", qui aurait été caché dans l'immeuble de ses beaux-parents à Brest.

"De quoi changer la vie de tout le monde. Plus personne n'aura besoin de travailler", décrit-il.