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Birmanie, l’armée s’empare du pouvoir et arrête Aung San Suu Kyi

Après des jours de rumeurs, l’armée vient de signer son quatrième coup d’Etat en soixante-trois ans. L’état d’urgence a été déclaré pour un an et le vice-président, Myint Swe, a été nommé président par intérim.


Un peu plus de dix ans après une libération qui avait mis un terme à sa quinzaine d’années d’assignation à résidence au temps de la dictature militaire, l’ex-dissidente et désormais dirigeante de Birmanie, Aung San Suu Kyi, a été arrêtée par l’armée dans les premières heures de la matinée du lundi 1er février.


Ce coup d'Etat intervient alors que le Parlement issu des dernières législatives devait entamer sa première session dans la journée.


Selon le communiqué de l'armée, le général Min Aung Hlaing va désormais concentrer les pouvoirs "législatif, administratif et judiciaire", tandis qu'un autre général, Myint Swe, qui occupait les fonctions de vice-président, a été désigné président par intérim, un poste largement honorifique.


Les Etats-Unis et l'Australie ont rapidement réagi à ces événements. "Les Etats-Unis s'opposent à toute tentative de modifier le résultat des récentes élections (...) et prendront des mesures contre les responsables", a averti la porte-parole de la Maison Blanche, Jen Psaki, dans un communiqué. La ministre des Affaires étrangères australienne, Marise Payne, a réclamé la libération immédiate des dirigeants civils et à appelé au respect de "l'état de droit". Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a pour sa part "condamné fermement" l'arrestation d'Aung San Suu Kyi.


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