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Carnaval à Marseille, 7 interpellations, n on respect des gestes barrières


Le carnaval de la Plaine à Marseille, organisé malgré l'épidémie de coronavirus, s'est soldé par des échauffourées et des dégradations.


Le carnaval de la Plaine à Marseille a réuni ce dimanche 6.500 personnes venues faire la fête malgré l’épidémie de coronavirus.

La préfecture de police a condamné fermement l’organisation de cet événement, non déclaré, qui s’est soldé par des dégradations.

Sept personnes ont été interpellées, et la présidente de la métropole a annoncé son intention de porter plainte.


Foule compacte de plusieurs milliers de personnes (6500 selon la préfecture de police), port du masque sur les yeux plutôt que sur la bouche. À Marseille cette après-midi, le joyeux défilé du Carnaval indépendant de La Plaine, Noailles et Les Réformés n'est pas passé inaperçu, c'est le moins que l'on puisse dire.


Si les carnavaliers se réclamaient du droit à l'irrévérence et à la liberté, de nombreux observateurs, notamment sur les réseaux sociaux, se sont rapidement alarmés de voir un si grand nombre de personnes s'affranchir des règles de distanciation et de protection en pleine crise sanitaire. A commencer par la préfète de police des Bouches-du-Rhône qui, en milieu d'après-midi, s'est fendue d'un tweet particulièrement agacé : "Ni déclaration en préfecture, ni masques, ni distanciation physique. Irresponsabilité totale des participants au carnaval." Des appels à la manifestation fleurissaient pourtant dans les rues du quartier depuis quelques jours.


Malgré cet avis tranché, les forces de police sont globalement restées en retrait de l'impressionnant cortège, se contentant d'en sécuriser les abords, évitant sans doute au passage tout mouvement trop brusque au sein de la foule.


Vers 19h, des heurts ont cependant débuté en centre-ville. La préfecture de police a annoncé "la dispersion du cortège" à La Plaine, où 1000 personnes étaient encore rassemblées. Une interpellation est à signaler pour "jets de projectiles".


Dans un tweet, la présidente LR de la métropole Martine Vassal annonce son intention de porter plainte suite à ces dégradations. « Je demande à la mairie de Marseille de s’associer à moi dans cette démarche », écrit-elle. Toujours sur Twitter, le maire de Marseille, Benoît Payan, a fait part de sa « colère ». Il a précisé que les auteurs des dégradations auront à répondre de ces faits devant la justice.


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Photo Emmanuel ZINI