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Chômage : la Cour des comptes met la pression sur l’État et les partenaires sociaux


La crise du Covid-19 a multiplié les dépenses liées à l’assurance-chômage.

Dans son rapport annuel, la Cour des comptes souligne la complexité induite par la gouvernance actuelle de l’Unédic, avec un Etat très présent et qui décide de nombreux paramètres.

Elle propose de mettre à plat les rôles de chacun et de recentrer les missions de l’assurance-chômage.


En atteignant un endettement de 54,2 milliards d'euros en 2020, le régime n'est plus en mesure de pouvoir renouer vers l'équilibre par lui-même.


l’Unédic a dû verser 7,5 milliards d’euros au titre de l’activité partielle en 2020, contre seulement 40 millions d’euros en 2019. S’ajoute une augmentation des allocations chômage liée à la dégradation de l’emploi (+3,8 milliards d’euros). Enfin, ses recettes sont en baisse en raison des reports de cotisations accordés aux entreprises, mais aussi parce que les salariés placés au chômage partiel ne cotisent plus. Beaucoup d’argent qui sort, moins d’argent qui rentre, la conclusion est attendue : selon la Cour des comptes, les pertes de l’Unédic « lié [es] à la crise Covid-19 » atteignent 16,4 milliards d’euros.


Le problème, c’est que l’organisme avait déjà une dette qui s’élevait à 36,8 milliards d’euros. Elle avoisine les 54 milliards d’euros en 2020, puis 64 milliards en 2021. Une trajectoire inquiétante pour les Sages, garants de la bonne tenue des comptes publics, qui demandent de « rétablir l’équilibre structurel du régime ».


la Cour des comptes estime que la dette actuelle est « trop lourde à porter pour le seul régime d’assurance-chômage ». L’État est donc appelé à la rescousse. Cela serait d’autant plus justifié, selon le rapport, que le gouvernement est responsable d’une bonne partie de la situation financière actuelle. « L’accroissement massif de l’endettement est une conséquence des mesures exceptionnelles de soutien de l’économie mises en place pendant la crise sanitaire »

Ils proposent deux solutions. La première serait de « cantonner » la dette Covid, c’est-à-dire de la laisser à la charge de l’Unédic, sans pour autant la confondre avec son déficit « habituel ». Une forme d’écriture comptable en somme. La seconde serait que l’État reprenne cette dette et l’intègre dans son déficit public, comme il l’a fait avec la SNCF.


Les Sages demandent donc « de restaurer un mode de fonctionnement satisfaisant de la gouvernance de l’assurance-chômage », en précisant les rôles de chacun. Cela pourrait passer par un transfert de certaines dépenses assurées actuellement par l’Unédic vers l’État, mais aussi par une meilleure sécurisation des recettes. Une manière de clarifier les responsabilités de chacun sur l’état actuel de l’assurance-chômage.


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Photo Daniel Fouray