• fautquonenparle

Christine Lagarde dit qu'il est « inenvisageable » d'annuler la dette Covid-19

La dirigeante de la Banque centrale européenne reste opposée aux appels de plus de 100 économistes à effacer les dettes publiques et planifie une reprise économique en 2021.


L’annulation de la dette Covid-19 est « inenvisageable » et serait « une violation du traité européen qui interdit strictement le financement monétaire des Etats », a souligné, dans le Journal du dimanche du 7 février, la présidente de la Banque centrale européenne (BCE) Christine Lagarde.


« Cette règle constitue l’un des piliers fondamentaux de l’euro », précise Christine Lagarde. « Si l’énergie dépensée à réclamer une annulation de la dette par la BCE était consacrée à un débat sur l’utilisation de cette dette, ce serait beaucoup plus utile ! À quoi sera affectée la dépense publique ? Sur quels secteurs d’avenir investir ? Voilà le sujet essentiel aujourd’hui ».

« Nous nous devons à nous-mêmes 25 % de notre dette »


« Tous les pays de la zone euro émergeront de cette crise avec des niveaux de dette élevés », a estimé Christine Lagarde chez nos confrères du JDD. Mais « il ne fait aucun doute qu’ils parviendront à la rembourser. Les dettes se gèrent dans le temps long. Les investissements réalisés dans des secteurs déterminants pour l’avenir engendreront une croissance plus forte. »


« La reprise sera créatrice d’emplois et donc fédératrice. Nous allons vers une autre économie, plus numérique, plus verte, plus engagée face au changement climatique et pour le maintien de la biodiversité », déclare-t-elle encore.


Plus de 100 économistes ont lancé vendredi un appel à annuler les dettes publiques détenues par la BCE pour faciliter la reconstruction sociale et écologique après la pandémie de Covid-19. « Nous nous devons à nous-mêmes 25 % de notre dette et si nous remboursons cette somme, nous devrons la trouver ailleurs, soit en réempruntant pour faire rouler la dette au lieu d’emprunter pour investir, soit en augmentant les impôts, soit en baissant les dépenses », expliquent ces économistes, parmi lesquels 50 Français, dont Thomas Piketty de l’École d’économie de Paris, l’ancien ministre belge Paul Magnette et l’ancien commissaire européen hongrois Andor Lazlo.


#fqep - www.fautquonenparle.fr

#dette #economie #fmi #news #infos #actus #journalisme #debat

Photo AFP