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Euro Foot : Greenpeace a failli être abattu par la police

Lors de la rencontre entre la France et l’Allemagne, un militant de Greenpeace a fait irruption dans les airs en paramoteur. Ce dernier n’est d’ailleurs pas passé loin du drame puisqu’il a failli s'écraser avec son paramoteur. Plusieurs débris ont été projetés par sa chute faisant deux blessés.


CREDIT : MATTHIAS SCHRADER / AFP

Le militant de Greenpeace qui a failli s’écraser avec son ULM en tribune mardi soir avant le début du match France-Allemagne de l’Euro à Munich, a évité de justesse d’être abattu par des tireurs d’élite de la police, ont révélé ce mercredi 16 juin les autorités allemandes. « Les tireurs d'élite l'avaient déjà dans le viseur. »


L’homme, qui voulait profiter de la tenue de cette rencontre de football au sommet pour attirer l’attention du public sur la protection de l’environnement, avait l’intention de “survoler” le stade, a indiqué l’organisation écologiste. Mais les choses ont mal tourné et il s’est retrouvé propulsé à l’intérieur de l’enceinte.


Le militant de Greenpeace a aussi échappé de peu à la police allemande. Cette dernière a révélé que des tireurs d'élite avaient repéré l’homme dans les airs et qu'ils étaient prêts à l’abattre. Ils se sont rétractés en apercevant le logo de Greenpeace. « Si la police avait déterminé qu'il s'agissait d'un attentat terroriste, il l'aurait payé de sa vie » a révélé Joachim Herrmann, ministre de l'Intérieur de la région de Bavière.


Le pilote de l’engin de type ULM “aurait dû survoler le stade et laisser tomber un ballon en latex” avec le message “Kick out Oil” (“dehors le pétrole”, en anglais), selon Greenpeace, qui a présenté ses excuses.

Mais il a heurté un câble portant la “Spider cam”, une caméra permettant des plans aériens. Il a alors difficilement rétabli les commandes avant de frôler une tribune et de s’abîmer sur la pelouse de l’Allianz Arena.


Le pilote de 38 ans est donc un véritable miraculé. Il est sorti indemne de l'atterrissage avant d'être interpellé. Il a été remis en liberté mercredi. Mais il est poursuivi pour « blessures dangereuses », « intrusion », « menace du transport aérien » et d'autres délits relevant de la législation aéronautique, qui limite strictement les possibilités de survol.