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Georges Tron condamné en appel à de la prison ferme pour viol et agression sexuelle

La cour d’assises de Paris a dépassé les réquisitions de l’avocat général, mercredi, estimant que « la gravité des faits », la « persistance à nier » du maire de Draveil (Essonne) et « les pressions exercées sur les témoins et les victimes » justifient l’enfermement.


Accusé par deux anciennes employées municipales de la mairie de Draveil (Essonne), Georges Tron avait été acquitté en 2018, en première instance. En appel, la cour d'assises de Paris l'a reconnu coupable de viol et d'agression sexuelle sur l'une des deux plaignantes.


Un verdict rendu après plus de 11 heures de délibération. La cour d'assises de Paris a condamné en appel Georges Tron, mercredi 17 février, à cinq ans de prison, dont trois ans ferme. L'ex-secrétaire d'Etat était jugé pour viols et agressions sexuelles sur deux anciennes employées municipales à la mairie de Draveil (Essonne). La cour d'assises de Paris l'a reconnu coupable de ces faits sur l'une des deux plaignantes. Georges Tron écope également d'une peine d'inéligibilité de six ans et d'une inscription au fichier automatisé des délinquants sexuels.


Son ex-ajointe à la Culture, Brigitte Gruel, également accusée, a été condamnée à deux ans de prison avec sursis pour complicité de viol et d'agression sexuelle en réunion. La cour a en revanche acquitté les deux accusés de faits similaires que leur reprochait une deuxième plaignante. George Tron et Brigitte Gruel avaient été acquittés le 15 novembre 2018, en première instance. Le parquet avait fait appel quelques jours plus tard.


En costume sombre, l’ex-secrétaire d’État a écouté la sentence impassible, sans laisser transparaître la moindre émotion. Dans un silence lourd, il a alors remis sa montre à son avocat, Me Antoine Vey, puis est allé se placer dans le box vitré des accusés. Escorté par des gendarmes, il est parti en prison. Dans sa décision, la cour a souligné la « contrainte morale » exercée par les deux accusés sur Virginie Ettel en raison de son « lien de subordination » à la mairie.


« C’est une grande victoire pour toutes les femmes qui peuvent avoir à se plaindre sur leur lieu de travail », a déclaré après l’audience Me Vincent Ollivier, l’avocat de Virginie Ettel. Pour Eva Loubrieu, c’est aussi « une victoire » mais « au goût amer », a concédé son conseil Loïc Guérin, en rappelant combien « les deux plaignantes ont combattu côte à côte pendant plus de dix ans ».


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Photo GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP