• fautquonenparle

IKEA France va être jugé pour un système d'espionnage de ses salariés


La filière du groupe suédois en France encourt tout de même jusqu'à 3,75 millions d'euros d'amende dans ce procès qui s'ouvre ce lundi 22 mars.


Le tribunal correctionnel de Versailles doivent juger si le géant du mobilier a eu recours, entre autres systèmes de surveillance illégaux, à des « taupes », officines privées, comédiens ou anciens policiers, pour espionner des salariés ou des clients.


Mais c’est une méthode d’espionnage encore plus étonnante qui est apparue en marge de la procédure : l’utilisation de « légendes », ou « implants », c’est-à-dire de taupes se faisant passer pour des salariés afin de collecter des informations utiles à la direction, au plus près du terrain. Généralement, des comédiens, ­d’anciens policiers ou espions reconvertis dans le privé.


Ce service a été proposé par la société GSG (Groupe Synergie Globale), spécialisée dans la prévention des risques et la gestion des crises, à Jean-François Paris, directeur du département prévention des risques d’Ikea France, après une grève nationale extrêmement dure en février 2010 à propos d’augmentation salariale.


Révélée par nos confrères du Canard Enchaîné et Mediapart en 2012, l'affaire instruite après une plainte du syndicat FO avait ébranlé Ikea France, contrainte de licencier quatre hauts responsables. L'instruction a ainsi dévoilé, selon les termes du parquet de Versailles, un "système d'espionnage" d'employés mais aussi de candidats à l'embauche, s'étendant sur l'ensemble du pays, d'Avignon à Reims, en passant par l'Ile-de-France.


Au coeur de ce "système", Jean-François Paris, ex-directeur de la gestion des risques d'Ikea France. D'après l'ordonnance de l'instruction consultée par l'AFP, Jean-François Paris envoyait des listes de personnes "à tester" à des sociétés d'investigation privées auxquelles la filiale allouait un budget de 30 000 à 600 000 euros par an.


Ces listes, que l'ex-responsable assure avoir reçues de directeurs de magasins, étaient notamment adressées à Jean-Pierre Foures, dirigeant de la société en "conseil des affaires" Eirpace.


Abonnez-vous à notre chaîne sur YouTube : https://www.youtube.com/c/fautquonenparle

Toutes les coulisses de notre émission sur Instagram: https://www.instagram.com/fautquonenparle

Suivez nous sur Twitter : https://twitter.com/fautquonenparle

Site internet : https://www.fautquonenparle.fr

#ikea #proces #espionnage #taupes #actualites #actus #infos #news #debat #radio #fqep

Photo IKEA