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Imbroglios et déceptions devant les boîtes de nuit à cause du pass sanitaire

Ce vendredi, devant les discothèques qui avaient rouvert, la vérification des QR codes s’est avérée compliquée, et nombre de fêtards n’ont pas pu entrer faute de preuve valable.

Vérification du pass sanitaire devant une discothèque - AFP

Ils s’étaient mis sur leur 31 pour leur première soirée en boîte depuis mars 2020, certains avaient même réservé, mais des fêtards n’ont pas pu entrer en discothèque, vendredi 9 juillet dans la soirée, faute… de passe sanitaire valable, condition sine qua non pour accéder à ces établissements.

« Avant, on avait peur de se faire recaler en boîte. Maintenant, on a peur de se faire recaler à cause du passe sanitaire », dit François, 24 ans, devant la salle du Sacré, dans le 2e arrondissement de Paris.

C'est l'agitation à l'extérieur. Laurent, 48 ans, cadre dirigeant, est arrivé avant minuit pour être sûr d'avoir une place parmi les 300 personnes autorisées, la jauge étant fixée à 75 % de la capacité habituelle.

« Ce soir, ça va être magique », assure-t-il. « C'est comme si on était des ressorts coincés depuis longtemps, et là ça va lâcher. »

Mais son ami Lionel n'a pas son pass sanitaire et ne peut pas rentrer. Le gouvernement a décidé qu'il fallait présenter une preuve de vaccination complète depuis au moins 14 jours, un test PCR ou antigénique négatif de moins de 48 heures, ou une preuve d'une contamination au Covid entre six mois et quinze jours plus tôt.


Au Mistral, boîte historique d'Aix-en-Provence, « c'est uniquement sur réservation ce soir », dit le patron Jean-Simon Faby. Ici, l'entrée est fluide, tout le monde a son pass.


À Bordeaux, le public des boîtes de nuit est arrivé par petits groupes, et ce n'était pas l'affluence des grands soirs, alors que bars et quais étaient noirs de monde.


Devant la discothèque Le Monseigneur, les cinq vigiles envoient des files de fêtards sans QR code à la pharmacie de garde pour réclamer des tests antigéniques.


« Ce n'est pas évident à gérer », reconnaît le patron, Sébastien Labeyrie, qui se dit « intraitable » sur le pass sanitaire pour éviter une fermeture administrative en cas d'irrégularité.

« Il y a des gens qui nous ont dit "je n'ai qu'une injection est-ce que je peux rentrer ?" Eh bien non, il faut les deux injections et les 15 jours d'intervalle ». « Ça ne va pas être simple ce soir, mais il faut bien se mettre en route et on est super content d'être ouverts quand même ! »


À Toulouse, le Purple se classe parmi les plus strictes. « On va se fâcher, mais ils ne rentreront pas » sans pass, dit le directeur, Jean-Bernard Oggero, qu'on trouvait à faire les cent pas dehors avant l'ouverture.

Il est également stressé par un éventuel nouveau tour de vis d'Emmanuel Macron lundi. « Toute cette attente, l'achat de stocks de boissons... Si on doit refermer, ça va mal passer », souffle-t-il.

L'inévitable arrive quelques minutes plus tard : Lou Busby, assistante dentaire de 24 ans, est refoulée du Purple. Elle et ses amies ont faux sur toute la ligne: sa seconde dose date de moins de 14 jours, et ses trois amies ont fait leur test mercredi, donc pas dans la fenêtre des 48 heures. « J'ai envie de pleurer, je suis dégoûtée », dit la jeune femme. « On ira dans un bar, tant pis ».

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