• fautquonenparle

Suicide des étudiants: une étude dévoile les facteurs de risques chez les jeunes

Une étude de l’Inserm, dévoilée ce mardi et publiée dans Scientific Reports, s’est penchée sur 70 facteurs prédictifs de comportements suicidaires chez les étudiants.

Grâce à des questionnaires remplis à un an d’intervalle, l’intelligence artificielle a permis de lister quatre facteurs fondamentaux.

ShutterStock

La crise sanitaire a mis un coup de projecteur sur l’importance de prendre soin de la santé mentale des jeunes.


Sur une cohorte de 4.000 personnes, âgés de 18 à 40 ans, la moitié des répondants étudient, les autres travaillent. « On a observé que les étudiants ont des scores de santé mentale nettement plus dégradés. Ils sont deux fois plus nombreux à présenter des symptômes anxieux et dépressifs que les travailleurs : 33 % contre 16 %. Avec un surrisque spécifique pendant les confinements. »


C’est la deuxième cause de mortalité chez les 15-24 ans. Le suicide reste un sujet tabou, et pourtant, mieux accompagner et mieux prévenir ces actes chez les jeunes Français est urgent. Et pour ce faire, des chercheurs pourraient apporter une partie de la solution. Une étude, qui vient d’être publiée dans la revue Scientific Reports, ouvre en effet de nouvelles perspectives. A la fois pour la recherche et pour la prévention du suicide chez les jeunes. Et ce grâce à l’intelligence artificielle.

Une équipe de chercheurs de l’Inserm et de l’Université de Bordeaux, en collaboration avec les universités de Montréal et McGill au Québec, a identifié quatre indicateurs de santé mentale qui prédisent avec précision les comportements suicidaires des étudiants. Comment cette étude a-t-elle été construite ? A partir d’une cohorte, suivie entre 2013 et 2019 dans toute la France, comptant 20.000 étudiants d’une moyenne d’âge de 21 ans. Parmi eux, 5.000 ont répondu à deux questionnaires, à un an d’écart. Et environ 17 % des participants ont présenté des comportements suicidaires au cours de l’année qui s’est écoulée entre ces deux questionnaires. Sans différence entre les sexes : 17,4 % pour les filles, 16,8 % pour les garçons.


« Ce n’est pas anodin, ça fait presque 1 sur 5, souligne Mélissa Macalli, doctorante en épidémiologie à l’Université de Bordeaux et coautrice de l’étude. Mais cela correspond aux prévalences qu’on retrouve dans d’autres études. Et le risque suicidaire est connu pour être élevé chez les étudiants. »

#etudiants #suicide #ados #sante #france #actualites #actus #infos #news #debat #radio #fqep