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Top 14 : Toulouse sacré !

Pour sa première finale de Top 14, le Stade Rochelais s’est incliné en finale contre le Stade Toulousain (18-8). Les Maritimes ont déjoué durant cette rencontre et peuvent nourrir des regrets. Toulouse remporte le championnat de France pour la 21e fois de son histoire.

CREDIT : THOMAS COEX / AFP

Après l’Europe, le Stade toulousain a planté son drapeau rouge et noir dans le Top 14, dominant une nouvelle fois La Rochelle en finale vendredi 25 juin (18-8), pour signer le troisième doublé championnat-Coupe d’Europe de l’histoire du rugby français.


Cette saison, le Stade Rochelais s’était mué en un rouleau compresseur qui faisait déjouer son adversaire. Mais en finale de Top 14, vendredi soir, la machine s’est grippée contre le Stade Toulousain. Les hommes de Ronan O’Gara et Jono Gibbes, qui va rejoindre Clermont la saison prochaine, sont passés au travers de leur première finale de Top 14.


Cette saison, les Rochelais avaient bâti leurs succès sur un pack conquérant. Mais vendredi soir, les leaders des avants ont failli. En tête de gondole, le capitaine Romain Sazy, au club depuis 2010, n’a pas su amener la sérénité nécessaire à son groupe qui connaissait sa première finale.


Encore une fois, c’est le Stade rochelais qui a subi la foudre toulousaine : battus en finale de la Coupe d’Europe, il y a à peine plus d’un mois. Ils chutent encore une fois cette saison face à ce même adversaire, qui les avait battus 38-0 lors de la pré-saison puis 39-23 et 14-11 en championnat et 22-17 en finale de la Champions Cup.


Le Stade toulousain « conserve » donc son titre, remporté en 2019 devant Clermont et qui n’avait pas été attribué la saison suivante, arrêtée en raison de la pandémie due au Covid-19.


Succès d'audience pour la finale de Top 14 vendredi soir. Au total, 4 641 000 personnes ont regardé Toulouse-La Rochelle (18-8). 3 904 000 téléspectateurs étaient branchés sur France 2 (18,6 % de part d'audience) et 737 000 abonnés sur Canal+ selon Médiamétrie.


Grégory Alldritt, troisième-ligne, au micro de Canal+ explique : « C'est le jour et la nuit entre Twickenham et ce (vendredi) soir. A Twickenham, on avait montré quelque chose, on avait l'impression qu'on pouvait gagner. Aujourd'hui (vendredi), du début jusqu'à la fin, on n'a rien fait et on n'a pas été en mesure de gagner. Je ne sais pas ce qui a pu arriver. Ce que je sais, c'est qu'on a rien fait. Tout ce qu'on voulait faire, on n'a rien fait. On n'a pas tenu le ballon. Franchement, il y avait zéro contenu. Les Toulousains ont été très réalistes, ils sont venus et ils ont marqué les points. Rien à dire sur ce match. Ce n'est pas une saison à jeter, il faut qu'on en tire des conséquences et, comme le dit Ronan O'Gara, il faut qu'on continue à toquer à la porte et, un jour, elle va s'ouvrir. »


Romain Sazy, deuxième-ligne, au micro de France 2 confie quant à lui : « Le premier mot qui me vient à l'esprit, c'est l'échec. Il n'y a pas autre chose. On n'a pas montré ce qu'on a réalisé cette saison. On s'était dit beaucoup de choses mais, malheureusement, on fait 40 premières minutes approximatives au possible. Après, le temps s'en mêle et, en deuxième mi-temps, on n'a pas réussi à corriger pour inverser le match. Il faut féliciter les Toulousains. C'est dur de tomber aussi près. On avait forcément une énorme ambition. La saison est belle mais elle est inachevée. La saison est belle mais on ne retient souvent que les champions. On va encore vivre une mauvaise image quand on va voir ce bouclier se soulever. Le groupe a du caractère et je suis certain qu'on reviendra mais ça va être dur à encaisser. »


Enfin, O’Gara livrait , au coup de sifflet final : « On n’a pas été précis, on n’est jamais entré dans le match. On a donné trop de cadeaux et contre une équipe comme ça, c’est trop difficile. Jouer comme ça en finale, c’est une grande déception pour moi. Je pense aux supporters qui ont fait le voyage pour regarder ça. Ce n’est pas nous, ce n’était pas le reflet de tout ce qu’on a fait cette saison. À ce niveau, le sport est impitoyable. Je suis triste pour les supporters. La vérité, c’est que Toulouse tape plus fort que les autres équipes. Cela nous a perturbés. Will (Skelton) ​a perdu le ballon deux ou trois fois et ça donne beaucoup d’énergie à l’adversaire. À la mi-temps, tout le vestiaire était un peu choqué. »