Bruno Le Maire “davantage favorable” à la création d’un chèque carburants, sur le modèle du chèque énergie, qu’à une baisse des taxes sur le gazole et l’essence. 

Illustration

Il a jugé qu’une baisse des taxes était “injuste” car elle ne ciblerait pas les ménages qui en ont le plus besoin. “Quelqu’un qui aurait un gros 4×4 motorisé qui fonctionne au diesel recevrait la même aide de l’Etat qu’une aide-soignante obligée de prendre sa Clio pour sillonner les routes pour faire son travail”

L’exécutif réfléchit donc à créer une aide pour les carburants, basé sur le principe du chèque énergie. Ce dispositif n’est pour l’heure pas confirmé par le gouvernement de Jean Castex.

Le but est d’aider en ciblant les personnes dans le besoin. Les actifs pourraient disposer de cette nouvelle aide mais pas seulement. “Une mère au foyer qui accompagne ses enfants à l’école ou une personne handicapée qui a besoin de prendre sa voiture doivent pouvoir être accompagnées même s’ils ne travaillent pas”.

“L’Etat ne se fait pas d’argent sur le dos des Français, c’est un mensonge. Aujourd’hui il va gagner sur 2022, si les prix restent au même niveau, 2,5 milliards d’euros de TVA supplémentaire. Si on prend la même année 2022 et qu’on regarde le prix du chèque énergie qui a déjà été augmenté à hauteur de 600 millions d’euros, si on regarde le plafonnement du prix du gaz annoncé par le Premier ministre et le plafonnement du prix de l’électricité à 4%, il y en a pour 5 milliards supplémentaires.
Donc d’un côté l’Etat va dépenser 5,6 milliards d’euros pour protéger les ménages les plus modestes et de l’autre il va engranger 2,5 milliards.
Sauf à ce que Xavier Bertrand ne sache pas calculer, ce que je ne peux pas imaginer, l’Etat va dépenser deux fois plus qu’il ne va gagner”, a comptabilisé le ministre.

L’exécutif a déjà mis en place le mois dernier, avec un versement prévu en décembre, un chèque énergie exceptionnel de 100 euros pour les près de 6 millions de ménages bénéficiant déjà de ce dispositif pour un coût estimé à 600 millions d’euros. Par ailleurs, le plafonnement de la hausse des prix de l’électricité prévue en février coûtera à l’Etat 5 milliards d’euros.