“il faut être clair, très vite, en janvier ce sera trop tard”, déclare Gilles Pialoux sur BFM TV / RMC

Avant d’ajouter : “D’un point de vue strictement sanitaire, on ne voit pas comment on peut échapper à un confinement”.

CREDIT : Capture BFM TV

Gilles Pialoux a rappelé ce vendredi chez nos confrères de BFMTV que la France n’avait “pas réglé le problème de Delta, qui continue à circuler, et juste dessus vient se fixer la vague Omicron”. En rappelant que le Conseil Scientifique avait appelé à prendre des mesures restrictives en France pour limiter la propagation du virus, il dit que “Sur les mesures coercitives il faut être clair, très vite, en janvier ce sera trop tard” car Omicron sera majoritaire.

“Hier dans mon groupe hospitalier, ils ont reçu 500 prélèvements, et sur les positifs on était à 80% d’Omicron, donc on y est”, déclare-t-il.

L’absentéisme à cause d’Omicron est un enjeu majeur de la rentrée pour Gilles Pialoux, “C’est clair que si vous exfiltrez tous les cas positifs… Moi dans mon service j’ai déjà quatre cas d’Omicron, à l’échelle d’un service c’est énorme”. Selon lui, “ce n’est pas que l’économie va être en arrêt c’est que les prestations vont être en arrêt, et l’hôpital on est extrêmement préoccupé pour cela”.

Concernant le vaccin des enfants, “le rapport bénéfice-risque est complètement à l’avantage du vaccin”, selon lui.
“Donnez-moi un seul vaccin au monde dont on s’est aperçu très tardivement qu’il avait un effet secondaire. Aucun”, déclare-t-il, rappelant que les myocardites étaient “des effets à court terme, des effets à très court terme”.

“Il faut aller chercher les 2 millions de plus de 65 ans qui ne sont pas vaccinés”, dit Gilles Pialoux, dans son service, sur 13 lits, “j’ai 11 non-vaccinés”.
En effet la grande majorité des personnes à ce jour à l’hôpital sont des personnes non vaccinés.

Concernant les geste barrières, les Français les ont oubliés !
“Ce qu’il ne faut pas lâcher ce sont les solutions hydroalcooliques, le lavage des mains, c’est catastrophique”, a dit Gilles Pialoux ce vendredi, soulignant que les gestes barrières étaient de moins en moins respectés.