Les menaces de Vladimir Poutine ont ravivé la peur du nucléaire en Europe. Les ventes de pastilles d’iodure de potassium se sont envolées sur le continent. Mais ce traitement, utile pour protéger la thyroïde de la radioactivité, n’est disponible que selon un protocole strict.

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Après Tchernobyl, l’armée russe a pris le contrôle de Zaporijjia, la plus grande centrale nucléaire d’Europe, dans la nuit du 3 au 4 mars 2022. L’attaque a provoqué un impressionnant incendie sur le site, mais le feu a finalement été maîtrisé par les secours ukrainiens. Face au risque d’accident ou d’attaque nucléaire, les citoyens européens se ruent en pharmacie pour se procurer des pastilles d’iodure de sodium.  C’est le cas par exemple en Belgique : sur la seule matinée de jeudi, les officines du pays ont écoulé plus de 56.000 boîtes de dix pastilles d’iode.

Pour être efficace, l’iode doit en effet être prise une à deux heures avant une exposition radioactive. Il est donc inutile d’en ingérer tout de suite, alors qu’aucun accident nucléaire n’est à déplorer.

A savoir également que l’iode n’est efficace que pendant 24 h, il faut donc renouveler le traitement selon des modalités bien précises.

La prise d’iode sans contrôle médical peut également provoquer des effets secondaires. Surcharger la thyroïde en iode peut non seulement la dérégler, mais aussi occasionner des diarrhées, des céphalées, voire des effets indésirables au niveau cardiaque ou rénal.