C’est la sixième fois que les sages-femmes descendent dans la rue depuis le début de l’année. Olivier Véran avait annoncé, en septembre, une prime et une hausse de salaire. Des promesses insuffisantes pour les organisations syndicales.

sage femme

CREDIT : FRED SCHEIBER/SIPA

C’est la troisième fois en un mois que les sages-femmes se mettent en grève. Mais comme elles sont à chaque fois réquisitionnées, leur mouvement reste invisible.

Plusieurs milliers de sages-femmes ont manifesté, jeudi 7 octobre, dans les rues de Paris pour réclamer des effectifs supplémentaires, un vrai statut médical à l’hôpital et une sixième année d’étude. A l’appel de plusieurs syndicats – dont l’Organisation nationale syndicale des sages-femmes (ONSSF), l’Union nationale et syndicale des sages-femmes (UNSSF), ou encore la Confédération générale du travail (CGT) –, environ 3 500 manifestants, selon la police, se sont rassemblés à Montparnasse pour gagner le ministère de la santé. Les professionnelles qui restent sont épuisées.

La crise des vocations est connue : encore cette année, les étudiants après la première année de médecine ont boudé cette voie, et des places sont restées vacantes. Le serpent se mord la queue : pour attirer de nouveaux professionnels, il faudrait améliorer les conditions de travail… avec plus d’effectifs.

Pourtant, Olivier Véran vient de faire des concessions. Le 16 septembre, après un rapport de l’inspection générale des affaires sociales (Igas) confirmant la nécessité de revaloriser ce métier, le ministre a annoncé une prime de 100 euros brut aux sages-femmes à l’hôpital, et une hausse de salaire de 100 euros net par mois. Soit 180 euros net, qui s’ajoutent aux 183 euros prévus par le Ségur de la santé.