Il s’agit de la première fois, depuis l’ouverture du procès début septembre, que la parole est longuement donnée au seul membre encore en vie des commandos qui ont fait 130 morts à Paris et Saint-Denis.

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Salah Abdeslam a déclaré, mercredi 9 février, au procès des attaques, qu’il avait fait « marche arrière » plutôt que d’« aller jusqu’au bout » et d’« enclencher » sa ceinture explosive. L’interrogatoire du seul membre encore en vie des commandos qui ont fait 131 morts à Paris et Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) s’est terminé en début de soirée.

Salah Abdeslam maintient que les attentats étaient une réponse à « l’agression de la France et de l’Occident », en Syrie, mais aussi en Irak. « Quand [l’EI a] touché des civils, c’était pour marquer les esprits », assure-t-il.

« Je n’ai tué personne, je n’ai blessé personne », a déclaré Salah Abdeslam en ouverture de son interrogatoire. « Ce que je peux vous dire, c’est que je ne suis pas un danger pour la société« , s’est-il encore défendu à la barre.

Son premier interrogatoire sur les faits depuis l’ouverture du procès, le 8 septembre, est prévu sur deux jours. Il ne sera questionné que sur la période antérieure à septembre 2015. La cour va notamment interroger Salah Abdeslam sur son basculement dans la radicalité, lui qui avait une réputation de « fêtard », adepte des casinos et des boîtes de nuit.