Même s’ils sont jusqu’à cinq fois plus chers que durant le reste de l’année, les tickets de trains s’arrachent à l’approche des fêtes. Et la SNCF s’en réjouit : 3,2 millions de billets ont été réservés à l’approche des vacances d’hiver.

CREDIT  : Pixabay

Les Français se sont rués sur les billets de train pour les vacances de Noël cette année. La SNCF assure que plus de 3,2 millions de personnes ont déjà réservé leur voyage pour cette période. « C’est 50 % de plus que l’an passé », a assuré mercredi sur Europe 1 le ministre des Transports Jean-Baptiste Djebbari.

Un chiffre un peu biaisé par rapport à Noël 2020, époque durant laquelle la France vivait un couvre-feu, et aussi à fin 2019 marquée par les grèves contre la réforme des retraites. C’est en revanche bien plus qu’à Noël 2018, période de fêtes de fin d’année plus classique.

Pour les destinations comme la Bretagne, la montagne ou encore le sud-ouest, les places sont actuellement rares. Presque la totalité des billets ont été vendus pour ces zones très recherchées.

Ce succès grandissant pourrait en partie s’expliquer par la modernisation de sa plateforme numérique et de ses multiples abonnements. L’application oui.sncf comptabilise d’ailleurs à ce jour 11 millions de « clients actifs ». Pour rappel, cette dernière s’apprête à être fusionnée avec l’application Assistant SNCF, pour devenir une seule et même plateforme baptisée SNCF Connect. La nouvelle carte fidélité proposée attire également de nombreux voyageurs fidèles depuis sa mise en place, en juin dernier. Bien que certains critiquent l’offre, le nombre d’abonnés a doublé depuis son lancement.

Mais la forte demande n’a pas pour autant laissé les prix inchangés puisqu’ils ont parfois triplé en raison des réservations massives. Ainsi un billet Rennes-Paris pour le 22 décembre coûte actuellement 77,10 € alors qu’il est possible d’effectuer cette liaison pour environ 15 € hors de la période des fêtes. Même constat pour relier Paris à Marseille puisqu’il faut désormais débourser 142 € contre une quarantaine d’euros en temps normal.