Claude Guéant, l’ancien secrétaire général de l’Elysée a été condamné pour délits de favoritisme et détournement de fonds publics à un an de prison dont 8 mois ferme, avec un mandat de dépôt différé.

Du droit et de la morale. « L’anomalie » du fonctionnement de l’Elysée sous le mandat de Nicolas Sarkozy, « n’est plus acceptée par le corps social ».

« Le président de la République et ses collaborateurs sont débiteurs auprès du peuple français d’un devoir de probité, d’impartialité et d’exemplarité », qui n’a pas été respecté par Claude Guéant et Emmanuelle Mignon, lorsqu’ils étaient, respectivement, le secrétaire général de l’Elysée et la chef de cabinet de Nicolas Sarkozy.

C’est au nom de ce principe d’exemplarité des hauts serviteurs de l’Etat que le président de la 32e chambre correctionnelle de Paris, Benjamin Blanchet, a condamné Claude Guéant, à un an de prison dont huit mois ferme, pour favoritisme. En novembre 2021, lors du procès, le Parquet national financier avait requis un an de prison, dont six mois ferme.

L’ex-sondeur Pierre Giacometti également poursuivi a été condamné à 6 mois avec sursis et 70.000 euros d’amende.

Patrick Buisson, alors proche conseiller du chef de l’Etat, a été, lui, condamné vendredi à deux ans de prison avec sursis ainsi que 150 000 euros d’amende.

Nicolas Sarkozy n’a pas été poursuivi dans ce dossier car il a bénéficié de l’immunité pénale présidentielle. Mais les juges l’avaient convoqué comme témoin pour « la manifestation de la vérité » début novembre.

 L’ancien président de la République avait refusé de répondre aux questions.