Roselyne Bachelot, la ministre de la Culture, en appelle sur France Inter, à la “responsabilité des parents”, après le succès chez les jeunes de la série Squid Game, diffusée sur Netflix et qui évoque la société sud-coréenne et son fonctionnement inégalitaire.

Roselyne Bachelot sur France Inter, le 18 octobre 2021. (RADIO FRANCE / FRANCE INTER) et Netflix/Youngkyu Park

Les parents qui voient le jeu « 1, 2, 3, soleil » — détourné de manière macabre dans « Squid Game » — revenir en force dans les cours de récré, commencent à s’inquiéter. « Ça fait quelques années qu’on a tous l’impression de vivre dans une sorte de pire dimension possible entre le dérèglement climatique, l’endettement, les inégalités, les mouvements sociaux, la pandémie… Squid Game, au final, c’est un miroir à peine déformant de notre quotidien », affirme le programmateur de Séries Mania.

Aussi séduisante qu’ultra-violente, la série coréenne de Netflix a déjà été regardée dans 111 millions de foyers dans le monde.
Les chiffres sont tombés mercredi 13 octobre. « Squid Game » signe le meilleur démarrage de tous les temps pour une série sur Netflix : 111 millions de foyers en ont vu au moins deux minutes en 26 jours dans le monde.

La ministre de la Culture n’a fait que relayer le premier message d’alerte de Jean-Michel Blanquer, il y a quelques jours.
“En soi, c’est une critique sanglante du monde de la téléréalité”, mais “on ne laisse pas des enfants” de 12 ans “devant de tels spectacles” interdits aux moins de 16 ans. La série est d’une violence extrême. Des personnages issus de milieux défavorisés ou marginalisés participent à des jeux dans lesquels les perdants sont tués.

Le ministre de l’Education s’est dit “inquiet” d’observer que Squid Game rencontrait un vif succès auprès des élèves de l’école primaire. “Ils miment dans la cour d’école la façon dont on tue les perdants”, s’alarme Roselyne Bachelot, qui envoie “un message d’alerte” aux parents.