Près de 63.000 personnes ont réservé un créneau ce vendredi, en hausse de 61% par rapport à la semaine passée.

Les prises de rendez-vous sont restées élevées ce week-end s’établissant à environ 34.000 ce samedi et près de 25.000 ce dimanche, contre 15.000 et 6.700 le week-end précédent.

CREDIT : MAXPPP – Aubrey Gemignani / HANDOUT

Ils avaient quitté la Station spatiale internationale la veille à bord d’un vaisseau de SpaceX. L’écoutille de capsule Dragon a été ouverte et les premières images de Thomas Pesquet l’ont montré, encore assis à bord dans sa combinaison spatiale, brandir un pouce en l’air. Les astronautes en ont ensuite été extraits un par un, Thomas Pesquet en dernier. Comme les autres, il a d’abord été placé sur un brancard par mesure de précaution.

La capsule Dragon de SpaceX, qui transportait également trois autres astronautes, a été freinée dans sa vertigineuse descente par l’atmosphère terrestre puis par d’immenses parachutes. Elle a amerri dans le Golfe du Mexique à 3 h 33 GMT mardi, soit à l’aube en France, et a été récupérée rapidement par un navire posté à proximité. L’astronaute de 43 ans a passé quelque 200 jours en apesanteur.

« Une fierté d’avoir représenté la France une nouvelle fois dans l’espace ! », avait tweeté quelques heures avant le départ celui qui, par ses abondantes publications sur les réseaux sociaux, a offert à des millions de personnes un goût de la vie en orbite. « La prochaine fois, la Lune ? », avait-il lancé.

L’amerrissage était une première pour l’astronaute français. Lors de sa précédente mission en 2016-2017, il avait atterri dans les steppes kazakhes avec un Soyouz russe. Une fois la capsule récupérée et les astronautes sortis, un hélicoptère devait les ramener sur la terre ferme.

Ils prendront alors un avion pour le centre spatial de la Nasa à Houston, au Texas. Thomas Pesquet y subira de rapides tests médicaux avant de s’envoler pour Cologne, en Allemagne, où se trouve le Centre européen des astronautes. Durant trois semaines, il sera alors soumis à une batterie de tests scientifiques. Cela ne l’empêchera pas de voir ses proches.

Puis l’astronaute prendra enfin un peu de vacances. Les premières « depuis de nombreux mois », avait-il dit. « J’ai même l’impression que ça fait des années », avait-il ajouté, qualifiant la mission écoulée de « très, très intense ».