Après six mois en orbite, Thomas Pesquet s’apprête à quitter l’apesanteur de la Station spatiale internationale pour retrouver la gravité terrestre.

CREDIT : EUROPEAN SPACE AGENCY / AFP

Le retour sur Terre de l’astronaute français Thomas Pesquet et de ses trois coéquipiers a été retardé de plusieurs heures et aura lieu finalement mardi à l’aube, a annoncé dimanche la Nasa, en raison de “vents violents à proximité de la zone d’amérissage”.

La mission Crew 2 quittera la Station spatiale internationale lundi pour amerrir au large de la Floride mardi. L’amerrissage est prévu à 3h33 le 9 novembre, a précisé la Nasa sur son compte Twitter. L’astronaute français de 43 ans termine la deuxième mission de sa carrière en orbite, « Alpha ». Il était arrivé à bord de l’ISS avec ses co-équipiers le 24 avril. Lors de sa précédente mission « Proxima », en 2016-2017, il avait atterri dans les steppes kazakhes. L’amerrissage sera donc une première pour lui.

“On va descendre 8 ou 9 mètres par seconde, c’est assez rapide et beaucoup plus fort qu’un avion qui atterrit dans l’eau”, a expliqué l’astronaute sur France Inter. Une fois que la capsule aura “tapé” la surface de la mer (“splashdown” en anglais), elle flottera, et l’équipage sera récupéré au plus vite par des navires positionnés à proximité.

L’arrivée risque de tanguer un peu: “On a déjà un peu le mal de mer en rentrant sur terre, donc là ça risque d’être encore pire”, anticipe Thomas Pesquet.

L’équipe médicale sur place a prévu les soins nécessaires pour éviter une déshydratation en cas de nausées trop importantes, précise à l’AFP Adrianos Golemis, le médecin de la mission Alpha.

Thomas Pesquet a consacré 50% de son temps à la recherche scientifique depuis fin avril. Mais à quoi servent ces expériences ? Outre la partie pédagogique à destination du jeune public, avec les blobs, elles peuvent se répartir en deux grandes catégories : l’exploration spatiale et la recherche.