Le nageur Théo Curin engagé dans la traversée du lac Titicaca avec ses deux partenaires Malia Metella et Matthieu Witvoet arrive bientôt à bout de ce défi fou !

CREDIT  : AIZAR RALDES

Confronté à une problématique de classifications dans sa catégorie de handicap le privant de ses objectifs de podium olympique, Théo Curin, avait renoncé en 2020 à sa participation aux Jeux paralympiques de Tokyo pour se lancer son propre défi : la traversée du lac Titicaca soit 122 km à la nage, dans une eau entre 10 et 14 degrés, à 3 800m d’altitude et en totale autonomie.

Si le nageur quadri-amputé Théo Curin et ses deux partenaires, Malia Mettela et Matthieu Witvoet, ont dû faire face à une météo difficile depuis le départ de leur incroyable défi sur le lac Titicaca, ils poursuivent leur périple, et sont très attendus au Pérou.

C’est beaucoup d’émotions. Il y a beaucoup de monde sur la plage, je ne m’attendais pas forcément à ça“, a déclaré peu avant le départ le jeune sportif, amputé des quatre membres quand il avait six ans à la suite d’une méningite foudroyante.

Et dire qu’il y a un an, on était seulement en train d’écrire l’histoire. Maintenant, c’est à nous de jouer“, a ajouté le nageur handisport, qui est accompagné pour ce défi de deux coéquipiers français, l’ex-nageuse Malia Metella, 39 ans, et Matthieu Witvoet, 27 ans, qui se présente comme un “éco-aventurier“.

Les nageurs se sont entraînés durant plus d’un an, encadrés par une équipe de professionnels : Stéphane Lecat, ‎directeur des équipes de France Eau Libre, coach de l’expédition ; Stéphane Garcia, entraîneur de Théo Curin, responsable du pôle natation au Lagardère Paris Racing ; Bilal Bourazza, préparateur physique de l’équipe. Ils ont suivi une préparation rigoureuse rythmée par des stages d’acclimatation à l’altitude et à l’eau froide, des stages intensifs de nage et de préparation physique, ou encore des stages de survie. Ils ont également été suivis de près par une équipe médicale de l’Insep afin d’être dans les meilleures conditions pour réaliser cette traversée.

Le lac Titicaca culmine à 3 800 mètres, difficile d’y respirer, surtout en plein effort. Les premiers jours, chaque mètre parcouru dans l’eau relève de l’exploit. Mais le trio, chaleureusement accueilli, n’a ensuite pas été aidé par la météo. Ils ont d’abord pris du retard mais ont pu se rattraper le deuxième jour et parcouru 17 kilomètres rapporte L’Est Républicain, malgré des orages, de la pluie et un vent conséquent. Le troisième jour, ils ont même subi de la grêle, qui a forcément impacté leur traversée.