Vladimir Poutine a soutenu jeudi que les populations russophones dans l’est de l’Ukraine souffraient d’une « russophobie », un « premier pas vers un génocide ».

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Vladimir Poutine a soutenu jeudi 9 décembre que les populations dans l’est de l’Ukraine en guerre, une zone actuellement au cœur de nouvelles tensions entre Moscou et les Occidentaux, souffraient d’une «russophobie», un «premier pas vers un génocide».

Ces déclarations interviennent à un moment où l’est de l’Ukraine est à nouveau au centre d’importantes tensions internationales, les Occidentaux accusant Moscou d’avoir massé des dizaines de milliers de soldats en vue d’une possible attaque contre ce pays.

Depuis sept ans, cette zone est déchirée par une guerre entre Kiev et des séparatistes prorusses qui a déjà fait plus de 13.000 morts et son règlement politique, prévu par les accords de Minsk de 2015, est dans l’impasse.

La Russie est considérée comme le principal soutien militaire et financier de ces rebelles. Les autorités russes et les médias d’Etat russes accusent régulièrement Kiev d’avoir alimenté ce conflit en suivant une politique discriminatoire contre les populations russophones, ce que le gouvernement ukrainien dément fermement.

En 2015, Vladimir Poutine avait déjà affirmé que le refus des autorités ukrainiennes de livrer du gaz aux régions séparatistes de l’est faisait penser à un « génocide ».