En Argentine, une femme qui était porteuse du VIH a guéri “naturellement” du virus, sans recourir au moindre traitement médical.

CREDIT  : Florian Schuh

Cette femme, qui souhaite garder l’anonymat, a été diagnostiquée séropositive au VIH en 2013. L’équipe de recherche internationale qui se penche sur son cas a déclaré que cette patiente avait vaincu naturellement le virus, sans traitement médical ni greffe.

En 2019, la «patiente d’Esperanza» s’est associée à l’équipe de Xu Yu en acceptant de participer à une série de tests. Après avoir recherché en vain du VIH viable dans 1,2 milliard de ses cellules sanguines et au sein de 500 millions de cellules de son tissu placentaire, les chercheurs en ont déduit que la jeune femme avait guéri naturellement.

Dans le monde, seulement quatre personnes ont été déclarées comme étant “guéries” du Sida. Deux d’entre elles – le “patient de Berlin” et le “patient de Londres” – ont fait l’objet d’un traitement médical. Ces derniers ont reçu une greffe de cellules souches. En 2020, le cas de Loreen Willenburg (surnommée la “patiente de San Francisco”) a été partagé par la communauté scientifique. Celle-ci avait guéri du VIH sans faire l’objet de traitement médical. Avec ce nouveau cas de guérison, la communauté scientifique entend se pencher sur ces “contrôleurs d’élite”, c’est-à-dire ces personnes dont le système immunitaire serait parvenu naturellement à supprimer toute trace du virus de l’immunodéficience humaine.