L’entreprise française Transgène a dévoilé hier les premiers tests concluants de son vaccin contre le cancer. Un vaccin personnalisé pour chaque patient et qui empêcherait la rechute. Le laboratoire français Transgène situé à Strasbourg est le premier a avoir des résultats aussi encourageants.

CREDIT  : Monsieur Paparazzo – Transgène

Cibler les cellules tumorales de chaque patient grâce à un traitement personnalisé, délivré par un vecteur particulièrement efficace pour agir au niveau des cellules humaines : un virus. C’est le pari du vaccin thérapeutique TG4050 développé par la biotech Transgene.

Près d’un an après la première administration en Europe d’un vaccin thérapeutique individualisé contre le cancer, la biotech française Transgene a communiqué ce mardi 23 novembre des premiers résultats positifs et encourageants. Ils concernent quatre des six premiers patients traités pour un cancer ORL (1) avec le vaccin individualisé TG4050.

« Chez tous les patients évaluables, soit 4 sur 4, [touchés par un cancer de l’ovaire], TG4050 a induit une réponse immunitaire robuste contre plusieurs mutations tumorales. Ces néoantigènes ont la spécificité d’être propres à chaque patient », détaille Transgène, ajoutant que le marqueur de la progression de la maladie est resté stable pendant neuf mois chez une des patientes. Malheureusement, elle est décédée d’une maladie chronique sans lien. Une autre patiente est toujours stable depuis neuf mois. Dans l’essai du vaccin contre le cancer de la tête et du cou, les deux patients sous traitement sont stables depuis 10 mois et 5 mois. Au-delà de ces premiers résultats d’efficacité, TG4050 n’a montré aucun effet secondaire grave dans les deux études en cours. En Bourse, l’annonce est chaudement saluée : le titre de la biotech bondit de 7,4%, à 2,77 euros.

Transgène envisage de recruter jusqu’à 43 patients, 13 dans le cancer de l’ovaire et 30 dans le cancer de la tête et du cou. La biotech prévoit de communiquer des résultats plus avancés sur la cohorte totale au cours des prochains mois à l’occasion d’un congrès scientifique, ainsi que des éléments relatifs à la préparation des études de phase II à venir.