Vladimir Poutine a déclaré : « J’ordonne au ministre de la Défense et au chef d’état-major de mettre les forces de dissuasion de l’armée russe en régime spécial d’alerte au combat ».

CREDIT : Capture Youtube

Face à la menace du feu nucléaire, le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg a immédiatement dénoncé la conduite de Moscou. « C’est une rhétorique dangereuse. C’est une conduite qui est irresponsable ».

A la télévision, le président russe a expliqué aux citoyens de son pays que comme vous pouvez le voir, non seulement les pays occidentaux prennent des mesures inamicales contre notre pays dans le domaine économique – je veux parler des sanctions illégales que tout le monde connaît très bien -, mais de hauts responsables de grands pays de l’Otan se permettent de formuler des déclarations agressives concernant notre pays.

En début de soirée, Stéphane Dujarric, porte-parole de l’ONU a dénoncé l’idée d’un conflit nucléaire, qui était, à ses yeux «inconcevable». «La simple idée d’un conflit nucléaire est tout simplement inconcevable», a-t-il martelé.

Cette force nucléaire dépend principalement du commandement des forces stratégiques (RVSN) chargé de la dissuasion nucléaire. L’arsenal nucléaire russe comprend actuellement 4 477 têtes dont 1 588 sont opérationnelles. 812 sont installées sur des missiles balistiques, 576 sont embarquées dans des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins et environ 200 peuvent être tirées à partir de bombardiers lourds. Le reste de cet arsenal a été mis en réserve mais il n’est pas démantelé.

Les forces de dissuasion russes sont un ensemble d’unités dont le but est de décourager une attaque contre la Russie, «y compris en cas de guerre impliquant l’utilisation d’armes nucléaires», selon le ministère de la Défense.