Invité de l’émission « Face à la rue » sur CNEWS, le futur candidat supposé à la présidentielle a participé à une séquence dans laquelle une femme nommée Rachida Boukris accepte d’enlever son voile à condition qu’il enlève sa cravate, cela pose un débat sur le port du voile.

Crédits : Capture d’écran CNEWS

L’occasion, au détour d’une déambulation en ville, entouré d’agents de sécurité bien visibles, d’offrir à la télévision une scène frappante. Au terme d’un échange sur la laïcité, une femme voilée prénommée Rachida Boukris a ôté son voile face au candidat supposé, qui lui reprochait de ne pas être libre de le faire.

La discussion est animée et rapidement Eric Zemmour, opposé au port du voile islamique dans l’espace public, propose à la femme en face de lui de l’enlever si celui-ci n’a pas d’importance. “Enlevez votre cravate à ce moment-là”, rétorque-t-elle.

Encouragé par Jean-Marc-Morandini, ce dernier s’exécute : “La cravate n’est pas un élément religieux”. La femme retire ensuite lentement son voile. “Personne ne m’impose de garder mon voile, je décide ! C’est la liberté”, déclare-t-elle.

Mise en ligne par le compte de Cnews, la vidéo originale est rapidement retirée de Twitter. Dans le même temps, d’autres internautes s’interrogent sur la véracité du débat et sur les intentions réelles de la femme à qui Eric Zemmour a demandé d’enlever son voile.

« Fake », le mot est lancé. Car très vite, des rumeurs enflent sur le téléguidage supposé de cette séquence. Des internautes se renseignent sur les réseaux sociaux et s’étonnent du fait que Rachida Boukris ne porte pas le voile sur ses photos, datant pour les plus récentes de 2020.

Rachida Boukris justifie son choix de participer à ce face-à-face préparé pour se confronter à un homme dont elle ne partage pas les convictions. « C’est vraiment des idées extrêmes. C’était vraiment pour avoir le personnage en face, affirme-t-elle dans TPMP avec Cyril Hanouna.
Quand on m’a dit voilà il y aura Éric Zemmour, j’ai dit pourquoi pas », poursuit-elle, avant de confirmer par ailleurs qu’elle n’habite pas Drancy, mais une ville située « à 40 kilomètres ».
Il propose ainsi que le recours au pass sanitaire ne soit plus possible dans les départements qui auront, au 15 novembre, plus de 75 % de leur population vaccinée (soit à peu près 90 % des plus de 12 ans). « Il a été présenté comme une mesure temporaire », rappelle le rapporteur, considérant « qu’on peut le reconduire là où c’est justifié ».

Il s’appuie notamment sur les dernières orientations du Conseil scientifique selon lesquelles « il faut préparer la fin progressive du pass sanitaire ». Il défend en outre « un mécanisme vertueux qui récompense les territoires qui arrivent à un taux de vaccination s’approchant de l’immunité collective ». Le rapporteur proposera encore la suppression de la disposition controversée introduite par voie d’amendement à l’Assemblée nationale sur la connaissance du statut vaccinal des élèves par les directeurs d’école ou les chefs d’établissement du second degré. Il souligne notamment l’importance du respect du secret médical.

Tous ces amendements seront examinés mercredi en commission puis, selon toute vraisemblance, le lendemain en séance publique. « À ce stade de la procédure législative, chaque assemblée exprime sa propre position », convient le sénateur. Si le texte adopté est différent de celui sorti de l’Assemblée nationale, ce qui semble probable, une commission mixte paritaire réunissant sept députés et sept sénateurs sera chargée de trouver un compromis. Cela s’était produit – avec succès – en août dernier, lors du précédent texte sanitaire. En cas d’échec, c’est l’Assemblée nationale qui aura le dernier mot.