Le parquet général a requis cinq ans de prison dont un ferme et 375 000 € d’amende contre François Fillon pour des soupçons d’emplois fictifs de son épouse Pénélope Fillon.

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Le parquet général a requis ce lundi 29 novembre – en appel – cinq ans de prison dont un ferme, ainsi que 375 000 euros d’amende, à l’encontre de François Fillon pour l’emploi « fictif » de son épouse. Les avocats généraux ont estimé que l’ex-Premier ministre devait être reconnu coupable. Mais aussi à ce que la peine, dont la partie ferme serait purgée sous bracelet électronique, soit assortie de dix ans d’inéligibilité.

Le ministère public a estimé que «la fictivité» de l’emploi comme assistante parlementaire de Pénélope Fillon était «établie» et que François Fillon, «personnage éminent de la vie politique», avait été «à l’initiative» d’une «entreprise de détournement de fonds publics». Pour Pénélope Fillon, qui a «adhéré pleinement» à ce «système d’enrichissement familial», les magistrats ont demandé deux ans d’emprisonnement avec sursis et 100.000 euros d’amende, ainsi que deux ans d’inéligibilité. Ils ont enfin requis trois ans de prison avec sursis et cinq ans d’inéligibilité contre le suppléant de François Fillon, Marc Joulaud.

Ces réquisitions sont moins élevées que les peines auxquelles les trois prévenus avaient été condamnés en première instance. M. Fillon avait écopé, en juin 2020, de cinq ans de prison, dont deux ferme, 375 000 euros d’amende et dix ans d’inéligibilité ; son épouse, de trois ans avec sursis et 375 000 euros d’amende ; et M. Joulaud s’était vu infliger trois ans d’emprisonnement avec sursis, 20 000 euros d’amende avec sursis et cinq ans d’inéligibilité.