Demain je change de vie !

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SAISON 4 / EPISODE 5

En France, plus de deux tiers des personnes aimerait changer de vie professionnelle. Comment s’orienter et trouver la formation de ses rêves en étant jeune ?

L’apprentissage peut-il aider à s’insérer dans la vie active ? Qu’ils aient 25, 40 ou 55 ans, quels sont les étapes d’une reconversion professionnelle ?

Quels sont les aides dont peut bénéficier un salarié pour changer de métier ? Nos experts en plateau vous donneront toutes les clés pour enfin changer de vie !

DEMAIN JE CHANGE DE VIE ! c’est notre prochaine enquête sur www.fautquonenparle.fr

Les invités de l’émission je change de vie :

  • Gérard GORON – Directeur du Fongecif PACA
  • Franck COURIOL – Directeur Pôle Emploi Toulon Carnot
  • Frédéric CEREZOLA – Conseiller en Formation chez Forma Groupe Toulon
  • Elisabeth KUNZE – Chargé de mission à Espace Compétence
  • Frédéric MICHEL Directeur de Orient’action Toulon
  • Julie GERARD – Directrice de Sud Avenir RH

Les chiffres clés de l’émission je change de vie :

80% des étudiants avouent ne pas se sentir pas à leur place quand on évoque leur choix d’orientation scolaire.
Une étude menée par le Ministère de l’Éducation et de la Recherche montre même que 52% d’étudiants de première année d’université  ne poursuivent pas en 2ème année : parmi ceux-ci 30% redoublent, 16% se réorientent et 6% abandonnent leurs études.

Parlons de l’apprentissage ?

Financièrement, c’est environ 32 milliards d’euros qui sont consacrés à l’apprentissage. On comptait près de 160.000 contrats d’apprentissage en France dans les années 1970 et aujourd’hui ce nombre s’élève à plus de 420.000 soit 7% des jeunes bien inférieur à au taux moyen européen qui est à 15% des jeunes.

Puisque on parle de l’Europe, chez nos voisins ça donne quoi ?

Par exemple, le système d’apprentissage en Suisse est très efficace puisque 97% des apprentis trouve un emploi suite à leur formation.

En Autriche, le pays dispose d’un processus assurant une place à tout apprenti n’ayant pas trouvé d’employeur.

Le plus fort taux d’emploi de la zone euro est celui de L’Allemagne qui affiche pour les moins de 25 ans, 6,4% de chômage en 2017.

Un Focus sur la France ?

Concernant l’apprentissage, par rapport à certains de ses voisins européens, la France a du retard avec seulement 24,7 % d’apprentis dans la voie professionnelle et 10,2 % toutes voies confondues.

Les chiffres clés de l’émission je change de vie – Mise à jour 2024 :

En 2024, une étude révèle que 80 % des étudiants ressentent une profonde déconnexion avec leur orientation scolaire. Ce phénomène alarmant met en lumière les lacunes du système éducatif français et son incapacité à guider efficacement les jeunes dans leurs choix de carrière.

L’abandon massif des étudiants de première année

Selon une enquête menée par le Ministère de l’Éducation et de la Recherche, 52 % des étudiants de première année ne poursuivent pas en deuxième année. Parmi eux, 30 % redoublent, 16 % se réorientent, et 6 % abandonnent définitivement leurs études. Ces chiffres illustrent une crise de l’orientation qui pousse de nombreux jeunes à remettre en question leurs choix académiques dès les premières étapes de leur parcours universitaire.

L’apprentissage : une solution sous-financée ?

L’apprentissage, souvent présenté comme une alternative viable aux études universitaires, reçoit environ 32 milliards d’euros de financement. Pourtant, malgré cette somme, le nombre de contrats d’apprentissage a certes augmenté depuis les années 1970, passant de 160 000 à plus de 420 000, mais cela reste insuffisant. Seulement 7 % des jeunes français optent pour l’apprentissage, un chiffre bien inférieur à la moyenne européenne de 15 %.

Les systèmes d’apprentissage en Europe : des exemples à suivre

En Europe, certains pays affichent des résultats impressionnants en matière d’apprentissage. En Suisse, 97 % des apprentis trouvent un emploi à l’issue de leur formation, démontrant l’efficacité de leur système. En Autriche, un processus bien structuré assure une place à chaque apprenti, même en l’absence d’un employeur initial. Quant à l’Allemagne, elle se distingue avec un taux de chômage des moins de 25 ans de seulement 6,4 % en 2017, le plus bas de la zone euro.

La France en retard sur ses voisins européens

Comparée à certains de ses voisins, la France accuse un retard notable dans l’apprentissage. Actuellement, seuls 24,7 % des jeunes suivent une voie professionnelle par l’apprentissage, et ce chiffre tombe à 10,2 % lorsqu’on considère toutes les voies confondues. Ces statistiques soulignent la nécessité pour la France de réformer et de renforcer son système d’apprentissage pour mieux intégrer les jeunes dans le marché du travail.

Combien y a t il de centre d’apprentissage en France ?

On compte 1200 CFA (Centre de Formation d’Apprentis) et
200 SA (Section d’Apprentissage). Il est à noter que
74% des salariés ont déjà envisagé de changer de vie, mais également que
60% des actifs ont déjà connu un changement d’orientation professionnelle, ce qui concerne quand même 17 millions de personnes environ !

On peut en conclure que finalement la reconversion est une phase naturelle d’un parcours professionnel. Il est à noter qu’elle est d’ailleurs très appréciée par les DRH qui à 65% considère l’expérience de la reconversion comme un atout pour l’entreprise et sont donc plus favorables à embaucher des salariés l’ayant vécue.

Des reconvertis qui sont épanouis ?

55% des personnes ayant effectué leur reconversion s’estiment être plus épanouis sur les plans personnel et professionnel, et pour 46%, l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle s’est amélioré.

En revanche, cet équilibre s’est détérioré pour 27% d’entre eux.
Globalement on peut dire que dans l’ensemble, la reconversion professionnelle débouche sur plus d’épanouissement pour les personnes. Elles se considèrent plus en phase avec leurs attendus de vie.

Pourtant c’est compliqué d’y arriver ?

Effectivement, 94% des personnes interrogées jugent le parcours de reconversion difficile ! C’est surtout le manque d’information, mais aussi le manque d’aide, la complexité des démarches et les problèmes de financement qui sont des freins à la reconversion.

Les articles de l’émission je change de vie :

La France est en retard du point de vue de l’apprentissage. Mais on note un progrès très sensible ces dernières années : l’Etat met tout en œuvre pour former au mieux possible nos jeunes avec des salons, des aides et des nouveaux financements. Le gouvernement a mis en place récemment 20 mesures pour attirer davantage de jeunes en apprentissage. Il veut miser sur les branches professionnelles pour en faire “une voie d’excellence”.  Parmi ces mesures, on retrouve l’ouverture jusqu’à l’âge de 30 ans en formation, la revalorisation de grille de salaire, surtout pour les plus jeunes : par exemple, une aide de 500 euros est accordée aux jeunes apprentis pour passer le permis de conduire. Malgré les mesures incitatives prises par les gouvernements successifs, et bien que le chômage des jeunes reste très élevé et que certains métiers manquent de bras, l’objectif de 500.000 apprentis, fixé il y a des années, n’a jamais été atteint ! En 2017, on dénombrait 421.700 apprentis.

La reconversion professionnelle se réalise plus souvent et aujourd’hui se pratique énormément. Cela peut concerner une envie de voir d’autres horizons, de réaliser un désir ou pourquoi pas, de tout simplement de changer de métier. ​

Qu’elle soit réfléchie ou qu’elle soit décidée sur un coup de tête, chacun a des raisons différentes de vouloir changer de vie.

Elle permet également de se positionner dans un nouveau cercle social qui sera généralement composé de tout âge et où tous seront presque du même niveau. Aujourd’hui, le marché du travail est une porte tournante sachant qu’un individu passe en moyenne par 3 carrières différentes et cumule 10 emplois différents au cours de sa vie.

L’année dernière, le taux de turnover a atteint son plus haut niveau depuis près de vingt ans. En 2018, 60 % des employés prévoient de changer d’emploi dans les 12 prochains mois. Donc, si vous avez envie de recommencer votre vie à zéro, soyez courageux et dites-vous que vous n’êtes pas le ou la seul(e) à vivre ça et en avant !

Le montant crédité sur le Compte Personnel de Formation (CPF) est valable tout au long de votre vie : cela signifie que lorsqu’un salarié quitte une entreprise, son compte personnel de formation ne sera pas remis à zéro, quelle que soit la cause de son départ (démission, licenciement…). Les employeurs peuvent également choisir d’alimenter un compte personnel de formation au-delà des limites légales.

Le CPF est un dispositif public de formation continue ; quel que soit leur statut professionnel ou leur contrat de travail, il permet aux travailleurs de bénéficier d’une formation professionnelle tout au long de leur vie professionnelle.

Issu de la réforme de la formation professionnelle et  créé le 1er janvier 2015, le Compte Personnel de Formation a remplacé le Droit Personnel à la Formation (DIF). Aujourd’hui, les comptes personnels de formation sont libellés en euros. Suite à de nombreux abus concernant le CPF, le Parlement a voté en octobre 2022, une loi interdisant la prospection commerciale pour obtenir des données personnelles des possesseurs d’un compte individuel de formation

Comme tous, les fonctionnaires et les contractuels bénéficient aussi de comptes individuels de formation depuis le 1er janvier 2017. Par contre, leurs comptes personnels de formation sont toujours facturés en heures : 48 heures par an et des heures supplémentaires (150 heures maximales).

La professionnalisation est le processus de formalisation d’une carrière dans un domaine spécifique

Par le biais de sessions de formation individualisées, la période de spécialisation est un dispositif destiné à favoriser l’évolution de carrière ou le maintien dans l’emploi d’un salarié. Pendant cette période les cours théoriques alternent avec les activités professionnelles, le tout pouvant se faire pendant ou en dehors des heures de travail.

Le titre professionnel est titre qui certifie que les compétences, les qualifications et les connaissances acquises qui permettent une activité professionnelle qualifiée. Ces titres sont délivrés par des organismes de formation (publics, privés, voir consulaires) ou par certains ministères.

La certification professionnelle reconnaît les connaissances, les compétences et le savoir-faire acquis par la délivrance d’un diplôme, d’un titre professionnel ou d’un Certificat de Qualification Professionnelle (CQP). Classée par niveau et par spécialité au Répertoire National (RNCP) , cette reconnaissance atteste que le titulaire a acquis le socle requise pour exercer une ou plusieurs activités qualifiantes (métiers/domaines professionnels).

La formation professionnelle est une forme d’éducation conçue pour améliorer les compétences des praticiens professionnels

De nos jours, la formation est nommée « compte personnel de formation ».

Elle est prise en charge sous condition d’obtention d’une certification, d’une qualification ou de l’obtention d’un diplôme ; c’est la loi du 5 mars 2014 relative à la formation professionnelle. Le CPF permet donc de dynamiser les activités des établissements de formation et d’assurer leur pérennité ; en effet, il augmente leur visibilité sur l’actif et les sécurise financièrement

L’évaluation des compétences est le processus de détermination des compétences et des capacités d’un individu

Les bilans de compétences analysent à la fois vos compétences professionnelles, vos savoir-faire personnels et bien entendu votre motivation à soutenir des programmes de développement professionnel ; ces bilans proposent des formations si nécessaire et peuvent être un véritable tremplin pour votre carrière. Ces évaluations réalisées auprès d’organismes extérieurs à l’entreprise permettent à un salarié d’évaluer ses capacités, ses compétences et ses aspirations professionnelles et peuvent être réalisés dans le cadre d’un congé bilan de compétences, d’un programme de formation en entreprise, ou à compter du 1er janvier 2017, par le transfert d’un compte personnel de formation (CPF).

Souvent liées à un licenciement, à un départ de l’entreprise, à la recherche d’une évolution dans le poste ou à un changement de carrière, ces évaluations de compétences permettent de mieux gérer votre carrière voire de décrocher un emploi satisfaisant. Des conseillers vous aideront à mettre en valeur votre expérience et votre profil dans certains rôles, quels que soient votre âge, votre statut ou votre niveau d’études, tout au long du processus d’évaluation des compétences.

La formation professionnelle est un type d’enseignement qui prépare les étudiants à une carrière spécifique

Pour se perfectionner, la formation professionnelle est un droit individuel permettant à toute personne d’acquérir de nouvelles compétences après son entrée dans la vie active. Elle s’adresse aux demandeurs d’emploi, aux salariés, aux indépendants, aux jeunes, aux adultes, aux travailleurs reconnus handicapés.

L’apprentissage lui, permet d’obtenir un titre ou un diplôme (niveaux V à I) à finalité professionnelle à l’issue de l’alternance.

La formation continue concerne les personnes exerçant une activité (salariés, indépendants, agents publics, etc.) et celles souhaitant intégrer ou réintégrer le marché du travail (jeunes, demandeurs d’emploi, etc.) et  leur permet de maintenir ou de développer leurs compétences par des actions de formation pour s’adapter aux nouvelles technologies. Elle peut également leur permettre de s’adapter aux évolutions de l’organisation du travail, ou se reconvertir s’ils le souhaitent.

Le perfectionnement professionnel est un moyen d’améliorer les compétences et les connaissances des praticiens professionnels

La vérification des acquis permet la reconnaissance de l’expérience professionnelle par la certification qui permettra ensuite aux stagiaires d’acquérir une qualification de niveau supérieur, de passer un concours voire de changer d’emploi.

Jusqu’à présent l’entretien permettait aux DRH ou aux managers d’informer le salarié de ses perspectives d’évolution et de validation de l’expérience acquise ; maintenant il doit désormais comporter de nouvelles informations, comme l’activation de son compte personnel de formation (CPF), mais également des conseils de développement professionnel : l’objectif étant de faciliter leur développement de carrière et leur sécurité.

Avec la crise sanitaire que nous traversons, le nombre de demandes de formation continue a énormément augmenté. Le gain de compétences peut sécuriser une carrière dans un environnement incertain ou initier d’éventuelles reconversions.

Le congé individuel est un type de congé accordé exclusivement aux professionnels

Le congé VAE personnel vous donne droit à un congé de 24 heures ; il maintient la rémunération quel que soit le mécanisme de financement utilisé.

Avec le Congé Individuel de Formation (CIF), les salariés peuvent suspendre volontairement leur contrat de travail pour une formation à temps plein ou à temps partiel. Cette formation n’a pas besoin d’être liée à l’activité professionnelle du salarié. Elle doit lui permettre d’acquérir les compétences nécessaires avec lesquelles soit il obtiendra une qualification professionnelle de niveau supérieur ou bien changera de carrière. En revanche, ces formations non obligatoires peuvent être réalisées en dehors des heures de travail mais le salaire ne sera pas maintenu, sauf bien sûr si la convention collective l’autorise. L’OPACIF prend en charge le Congé Individuel de Formation.

Les plans de développement professionnel progressif définissent les étapes que les professionnels doivent suivre

Ils accompagnent les TPE-PME dans l’exercice de leurs nouvelles responsabilités en alternance mais également dans l’analyse et la définition de leurs besoins de formation professionnelle.

Ils permettent l’information et l’accès des salariés à la formation professionnelle, mais aussi la transformation professionnelle, notamment par la mise en place de fonds de prévoyance.

La formation individuelle est une forme d’éducation personnalisée pour un individu

L’Aide Individuelle à la Formation FIA est la contribution de Pôle Emploi à la formation avec comme objectif un retour rapide à l’emploi, mais ​​ne peut être mis en œuvre que si les autres mécanismes de financement de Pôle Emploi (POE et AFPR) ne peuvent être mobilisés.

Couvrant les frais de formation à la charge du stagiaire après activation de tous les autres dispositifs disponibles, l’aide est versée directement à l’établissement de formation.

En vue du maintien ou de l’obtention d’opportunités d’emploi pour les personnes handicapées, il existe l’aide à la formation personnelle de l’AGEFIPH (Association pour la Gestion du Fonds d’Insertion Professionnelle des Personnes Handicapées). Cette aide permet de financer les frais pédagogiques d’une formation. Les demandeurs d’emploi handicapés peuvent également bénéficier d’aides à la formation courte ou à la formation professionnelle sélectionnées par l’AGEFIPH.

L’agence opca (office d’accompagnement professionnel) accompagne les professionnels afin de les aider à développer leur carrière

Toute entreprise tenue de participer au financement de la formation professionnelle doit verser les frais de formation à l’OPCA (Organisme Paritaire Collecteur Agréé) dont elle relève.

L’OPCA perçoit des cotisations régulières mais également celles versées volontairement par l’entreprise. Ainsi, l’OPCA propose des activités d’accompagnement et de conseil aux entreprises et aux salariés.

Désormais, dans le cadre de contrats de spécialisation à forfaits déterminés par des conventions ou des accords collectifs de branche, ces organismes peuvent financer des formations comme des actions d’orientation, d’évaluation, ou d’accompagnement.

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