C’est une expertise récente qui met à mal les déclarations de l’ancien procureur de Toulouse, le 18 juin dernier.

CREDIT : Faut qu’on en parle !

Il semblait que le mari de Delphine Jubillar ne l’avait pas beaucoup cherché le soir de sa disparition. Il aurait en fait, effectué 8 fois plus de pas qu’initialement annoncé par la justice.

Selon la justice, le podomètre de Cédric Jubillar avait indiqué que le mari de Delphine n’avait fait que 40 pas dans la nuit du 15 au 16 décembre, celle de sa disparition.

Une analyse bien plus précise du téléphone de Cédric Jubillar, heure par heure, établie dans un procès-verbal en date du 25 novembre 2021 et versé au dossier, nous apprend, en réalité, que le mari a fait 46 pas en 7 minutes, entre 3h53 (horaire où il rallume son téléphone) et 4 heures. Les expertises par tranches horaires nous révèlent les détails des déplacements suivants de Cédric Jubillar.

Ces expertises beaucoup plus précises éclairent d’un jour nouveau la réalité des déplacements du mari de Delphine au moment où il appelle la gendarmerie, à 4h09, pour signaler la disparition de son épouse. Selon l’accusation, il lui a fallu « seulement » 16 minutes, (de 3h53 à 4h09) pour appeler les gendarmes et déclarer, sans savoir ce qu’il s’était passé, que sa femme avait disparu de la maison familiale. C’est ce laps de temps extrêmement court qui reste problématique aux yeux des enquêteurs et de l’accusation.

Accusé du meurtre de sa femme Delphine, Cédric Jubillar est écroué et placé à l’isolement à la maison d’arrêt de Seysses, près de Toulouse, et clame toujours son innocence.

« Il y a d’autres éléments fallacieusement démontrés, dans ce dossier, par les enquêteurs et le parquet », ont réagi les avocats de Cédric Jubillar auprès de nos confrères de La Dépêche du Midi.