L’ancien chargé de mission à l’Elysée a été condamné à trois ans de prison dont deux avec sursis.

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Vendredi 5 novembre, Alexandre Benalla a été condamné par le tribunal de Paris à trois ans de prison, dont deux avec sursis, pour, notamment, « violences volontaires » en marge des manifestations du 1er-Mai 2018. La peine est sévère, allant bien au-delà des réquisitions de l’accusation en septembre. Cette peine pourra être effectuée à domicile sous surveillance électronique.

Plus de trois ans après le «Benallagate», le tribunal a sanctionné le «comportement inadmissible et insupportable au corps social, jetant l’opprobre sur la fonction de policier» de l’ancien proche collaborateur du chef de l’Etat. L’ancien membre du cabinet présidentiel a vu sa peine assortie d’une amende de 500 euros, d’une interdiction de fonction publique pendant cinq ans et de port d’arme pendant dix ans, avec confiscation de celles qu’il possède. Il reste visé par trois enquêtes préliminaires, autour d’un contrat signé avec un oligarque russe, sur la disparition de ses coffre-fort ainsi que pour des soupçons de faux témoignage.