Depuis mardi 4 janvier 2022, BlackBerry, célèbre téléphone à clavier, ne fonctionne plus.

CREDIT : Pixabay

Le “pionnier du courrier électronique mobile et le parangon de la connectivité des entreprises” raccroche ce 4 janvier, constate le Washington Post. Au début des années 2010, le BlackBerry “régnait en maître quand les claviers physiques n’avaient pas encore cédé la place aux écrans tactiles”.

À partir de ce 4 janvier 2022, les appareils qui utilisent le système d’exploitation BlackBerry 10 7.1, sorti en 2013, et toutes les versions antérieures, « fonctionnant sur ces offres de services via des connexions opérateur ou wifi ne fonctionneront plus de manière fiable », a annoncé l’entreprise canadienne. Progressivement, toutes les fonctionnalités du système d’exploitation propre à BlackBerry disparaîtront, il ne sera plus possible d’envoyer d’e-mails ni même de SMS. En revanche, les modèles tournant sous Android ne sont pas concernés.

Premier téléphone à disposer d’une messagerie instantanée sans frais supplémentaire, à une époque où le moindre SMS est payant, le BlackBerry connaît un succès commercial en 2005.

Les BlackBerry, qui ont connu leur apogée à la fin des années 2000, ont été supplantés par les smartphones, à commencer par l’iPhone de l’américain Apple arrivé sur le marché en 2009. Le pionnier canadien du téléphone à clavier physique a raté le virage de l’écran tactile. Il a bien tenté de se relancer à plusieurs reprises en innovant mais toutes les tentatives se sont soldées par des échecs relatifs.

Comme Nokia, qui fut à une époque le premier fabricant mondial de téléphones portables, BlackBerry tente de se réinventer. Depuis 2013, l’entreprise canadienne  s’est reconvertie dans la fabrication de logiciels et dans les services aux entreprises. Au dernier trimestre 2021, le groupe a dégagé un bénéfice de 74 millions de dollars, soit 65 millions d’euros. Près de dix fois moins qu’à l’époque de la gloire en 2009.