« Toutes les entreprises qui avaient des perspectives avant la crise sanitaire doivent pleinement profiter de la reprise. C’est pourquoi nous prolongeons de six mois la distribution des PGE », déclare M. Le Maire.

CREDIT : Magali Delporte

Mis en place dès les débuts de la crise sanitaire due au Covid-19, le prêt garanti par l’Etat (PGE) a été la pièce maîtresse dans l’arsenal déployé par le gouvernement pour tenter de sauver les entreprises de la faillite.

Il sera prolongé jusqu’à fin juin 2022, annonce Bruno Le Maire, le ministre de l’économie et des finances, dans un entretien accordé au journal le Figaro paru ce lundi 8 novembre.

Hors de question de laisser sur le bord de la route les entreprises viables mais toujours en difficulté à cause de la crise du Covid-19, alors même que la reprise économique, avec des taux de croissance attendus de 6,25 % cette année et de 4 % en 2022, est bien plus vigoureuse que prévu.

A ce jour, sur l’enveloppe de 300 milliards d’euros dédiée aux PGE, moins de la moitié (142 milliards d’euros) a été accordée par les banques à 693.000 entreprises. Mais 75% de ces prêts ont été distribués “durant les quatre premiers mois, à partir de fin mars 2020”, assure le ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance. Avec une reprise économique plus forte que prévu, le nombre de bénéficiaires ne devrait pas s’envoler.

Le gouvernement est aussi rassuré par les prévisions de remboursement. En début d’année, la Fédération bancaire française estimait qu’entre 5 et 10% des 638.000 entreprises ayant souscrit à un prêt garanti par l’Etat (PGE) pourraient ne pas être en mesure de le rembourser. Désormais, le chiffre tombe à 3,8%.

L’exécutif français va déposer, lundi, un amendement en ce sens au projet de loi de finances pour 2022, précise nos confrères du journal Le Figaro.

Le feu de vert de la Commission européenne sera ensuite nécessaire, ajoute le quotidien, estimant que l’exécutif européen pourrait se prononcer sur ce dossier le 17 novembre.