Washington et Pékin ont créé la surprise. Les deux pays, premiers émetteurs mondiaux de gaz à effet de serre, ont annoncé mercredi 10 novembre à la COP26 un accord, relançant les espoirs à deux jours de la fin de cette conférence cruciale sur le climat.

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La Chine et les États-Unis, les deux plus grands pollueurs mondiaux, ont annoncé mercredi dans une déclaration conjointe un accord lors de la COP26, s’engageant à renforcer leurs efforts dans la lutte contre le réchauffement climatique. “Un pas important dans la bonne direction” pour le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson, hôte de la conférence de Glasgow, venait à peine de lancer un appel à une “impulsion forte” dans les discussions, assurant qu’il n’y aurait “pas d’excuses” pour échouer, lorsque Pékin et Washington ont annoncé une “déclaration conjointe sur le renforcement de l’action climatique”.

“Ce document contient des déclarations fortes sur les études alarmantes des scientifiques, la réduction des émissions de carbone, et le besoin urgent d’accélérer les actions pour y parvenir”, a déclaré l’envoyé spécial américain John Kerry aux journalistes. “Il s’engage à une série d’actions importantes sur cette décennie, au moment où elles sont nécessaires”, a-t-il ajouté.

Elles s’engagent, sans détails très précis, à « prendre des mesures renforcées pour relever les ambitions pendant les années 2020 », réaffirmant leur attachement aux objectifs de l’accord de Paris, un réchauffement limité « bien en deçà » de 2°C par rapport à l’ère pré-industrielle, et si possible à 1,5°C. Or le monde se trouve toujours selon l’ONU sur une trajectoire « catastrophique » de réchauffement de 2,7°C, et la COP26 est jugée cruciale pour remettre la lutte climatique sur les rails.

“Un pas important”
Pékin et Washington s’engagent aussi à œuvrer à Glasgow pour « une issue ambitieuse, équilibrée et inclusive sur l’atténuation (baisse des émissions), l’adaptation et le soutien » financier aux pays pauvres. Un accord salué comme « un pas important dans la bonne direction » par le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres. « Au-delà de la COP, c’est important pour le monde », a de son côté déclaré à l’AFP le vice-président de la Commission européenne Frans Timmermans.

Tôt mercredi, après 10 jours de discussions, la présidence britannique de la COP avait diffusé un premier projet de déclaration finale appelant à renforcer et accélérer le rythme des engagements climatiques de tous les pays pour tenir les objectifs de l’accord de Paris. Ce texte a provoqué des réactions mitigées, notamment des pays pauvres, qui insistent pour que les plus riches tiennent leur promesse d’aide.