Mardi 30 novembre, elle est devenue la première femme noire à trouver sa place dans ce temple républicain, à Paris. C’est tout autant un symbole qu’un geste politique de la part d’Emmanuel Macron.

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Joséphine Baker a rejoint les cinq seules femmes panthéonisées lors d’une cérémonie mémorable en son honneur. La chanteuse est la première Noire à faire son entrée au Panthéon.

« Me revoilà Paris ». C’est sur ce morceau que Joséphine Baker est entrée au Panthéon, mardi 30 novembre, devenant la première femme noire à rejoindre les grandes figures françaises. Son cénotaphe (un cercueil ne contenant pas la dépouille, restée dans le caveau familial selon la volonté de ses proches), porté par des militaires de l’armée de l’air dont elle était sous-lieutenant, est entré sous la coupole du monument vers 18h30.

Dans une France que l’on dit lasse et fracturée, Emmanuel Macron voulait un « grand moment de communion nationale ». L’entrée au Panthéon de Joséphine Baker, mardi 30 novembre, avec son cortège de solennité, devait offrir au chef de l’Etat l’opportunité de se présenter comme le rassembleur de ce pays meurtri par une crise sanitaire, économique mais aussi identitaire. En faisant entrer « place des grands hommes » le cénotaphe de la star du music-hall, femme, noire, résistante, française née américaine, venait le temps de l’apaisement.

Le cénotaphe, couvert du drapeau français, devait rester toute la nuit dans la nef. Mercredi, au cours d’une cérémonie familiale, il sera installé dans le caveau 13 de la crypte, où se trouve déjà l’écrivain Maurice Genevoix, entré au Panthéon l’an dernier.