A Lyon, des policiers ont été pris pour cible, lundi 25 octobre, par des tirs alors “qu’ils patrouillaient autour d’un point de deal” dans le quartier de La Duchère.

Crédits : Houcine Haddouche

Il n’y a eu aucun blessé. Un périmètre de sécurité a été mis en place, d’après la préfecture de la région sur son compte Twitter vers 21 heures.

“Un ou plusieurs individus ont tiré délibérément sur des policiers nationaux”, a précisé Pascal Mailhos, le préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes, lors un point-presse. “Aucun n’est blessé mais c’est un acte extrêmement grave.”

La violence a marqué lundi soir le 9e arrondissement de Lyon. Une enquête pour tentative d’homicide a été ouverte après que la police eut essuyé des tirs, qui n’ont pas fait de blessé, tandis qu’elle surveillait un trafic de stupéfiants, selon la préfecture.

Ce sont trois policiers d’un équipage de la brigade anticriminalité (Bac) qui ont été pris pour cibles à l’occasion « d’une intervention de surveillance classique d’un point de deal », a-t-il précisé. « On est dans un lieu de “deal” très fort et incontestablement, c’est en lien avec des actions (contre le trafic de stupéfiants) qui ont eu lieu ces derniers jours, et notamment la semaine dernière », a affirmé le représentant de l’État, ajoutant que des recherches étaient en cours pour retrouver le ou les auteurs des tirs.

Selon le quotidien régional Le Progrès, les tirs sont survenus en début de soirée, avant que le quartier soit bouclé par la police, qui a fait appel à des renforts du Raid. Le maire de Lyon, Grégory Doucet (EELV), s’est rendu sur les lieux. « C’est un fait extrêmement grave puisque manifestement ces tirs étaient faits pour tuer », a-t-il déclaré.

Tous ces amendements seront examinés mercredi en commission puis, selon toute vraisemblance, le lendemain en séance publique. « À ce stade de la procédure législative, chaque assemblée exprime sa propre position », convient le sénateur. Si le texte adopté est différent de celui sorti de l’Assemblée nationale, ce qui semble probable, une commission mixte paritaire réunissant sept députés et sept sénateurs sera chargée de trouver un compromis. Cela s’était produit – avec succès – en août dernier, lors du précédent texte sanitaire. En cas d’échec, c’est l’Assemblée nationale qui aura le dernier mot.