Nordahl Lelandais a reconnu lors de son procès pour le meurtre de la petite Maëlys lui avoir porté des « coups volontaires », mais catégoriquement nié avoir voulu l’agresser sexuellement ou lui donner la mort. 

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Je reconnais l’intégralité des faits qui me sont reprochés », a-t-il déclaré, sur questionnement de son avocat Maître Alain Jakubowicz, après plus de cinq heures d’interrogatoire, devant les assises de Grenoble.

« Il ne s’agit plus d’ergoter mais de prendre conscience de la gravité des faits que tu as commis.

S’agissant de Maëlys, on ne va pas tourner autour du pot », assène ce dernier.

« Tu es poursuivi pour avoir volontairement donné la mort », lui lance-t-il.
– « Oui maître », répond l’accusé dans son box.

– « On peut oublier le mot d’accident ? »
– « Oui ». « C’est clair. J’ai donné volontairement la mort à Maëlys », déclare l’accusé.

– « Est-ce que tu reconnais que faire monter une petite fille à 3h du matin dans ta voiture le soir d’un mariage, c’est un enlèvement ? »
– « Oui, maître ».

Jusqu’ici, l’ancien militaire affirmait avoir tué l’enfant de manière involontaire et qu’elle était montée de son plein gré dans sa voiture. Pendant tout son interrogatoire vendredi, il s’en est d’ailleurs tenu à cette version des faits.

Quand est venu le moment de raconter la mort de l’enfant, Nordahl Lelandais a ralenti, prenant un air contrit. « Elle commence à hoqueter. Un petit pleur. A ce moment-là, je ne sais pas ce qu’il s’est passé. J’ai tourné la tête et j’ai eu cette impression, complètement folle, que personne ne peut comprendre. J’ai eu cette peur de ce qu’il s’était passé en avril 2017. J’ai donné des coups », a-t-il détaillé dans un salle bondée mais silencieuse.

« De la honte, des remords, de la culpabilité, j’en aurai toute ma vie », a-t-il lâché, présentant une nouvelle fois ses « excuses » à la famille. « On aimerait que je dise que c’est un crime sexuel mais pas du tout », a-t-il encore ajouté. « Je n’étais pas du tout dans cette optique sexuelle, loin de là ».