Les cours du pétrole s’enflammaient, alors que le risque d’une invasion de l’Ukraine par la Russie s’intensifiait, le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken ayant estimé qu’une telle invasion pouvait survenir « à tout moment ».

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Cela n’augure rien de bon pour le pouvoir d’achat, le pétrole frôle avec les 100$ le baril des niveaux qui datent et qui nous rappelle il y a quelques années.

Le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en avril augmentait de 4,50% à 95,52 dollars, au plus haut depuis septembre 2014. À New York, le baril de West Texas Intermediate (WTI) pour livraison en mars prenait 5,00% à 94,37 dollars, également au plus haut depuis plus de 7 ans.

Le marché du pétrole « est très nerveux parce que le secrétaire d’État Anthony Blinken a dit que l’invasion pouvait intervenir à tout moment », a indiqué Andy Lipow, de Lipow Oil Associates.

« Dans ces circonstances, le marché du pétrole ne veut pas être pris de court pendant le week-end et est saisi de l’inquiétude qu’une invasion par la Russie puisse provoquer des sanctions qui, en conjonction avec l’invasion, pourraient provoquer des ruptures d’approvisionnement », a ajouté Andy Lipow.

Lors d’une conférence de presse en début d’après midi vendredi, le conseiller de la Maison Blanche pour la sécurité nationale, Jake Sullivan, a averti solennellement qu’une invasion de l’Ukraine pourrait avoir lieu « pendant les Jeux olympiques » et exigé des Américains sur place qu’ils quittent le pays « d’ici 24 à 48 heures ». Le Royaume-Uni a aussi conseillé vendredi à ses ressortissants de quitter l’Ukraine immédiatement par mesure de sécurité.