L’Agence européenne des médicaments craint que la protection contre le Covid-19 ne baisse après les premières injections.

PFIZER

CREDIT : SYSPEO/SIPA

L’Agence européenne du médicament (AEM) a approuvé, lundi 4 octobre, l’administration, pour les plus de 18 ans, d’une troisième dose du vaccin développé par l’alliance entre le géant américain et la biotech allemande. Il précise que les données dont il dispose montrent une hausse du niveau d’anticorps chez les 18-55 ans lorsque cette dose de rappel est inoculée dans ce délai.

L’EMA a donné son feu vert aux personnes ayant un “système immunitaire gravement affaibli” pour obtenir des doses supplémentaires de Moderna et de Pfizer au moins 28 jours après leur deuxième dose. Deux doses ne suffisent parfois pas pour produire suffisamment d’anticorps chez les personnes immunodéprimées, comme les personnes ayant subi une transplantation d’organe.

L’efficacité du vaccin Pfizer/BioNTech a fait l’objet d’une étude The Lancet ce mardi 5 octobre. Elle a étudié de près les données médicales de 3,4 millions de personnes basées en Californie du Sud, entre décembre 2020 et août 2021. Il en ressort que les deux doses du vaccin sont efficaces contre les risques d’hospitalisation et les variants sur une période minimale de six mois.

L’étude montre notamment que l’efficacité du vaccin face aux risques d’infection diminue avec le temps, passant de 88% dans le mois qui suit la deuxième injection, à 47% six mois après. En revanche, le vaccin reste efficace à 90% contre les risques

d’hospitalisation liée au Covid-19, y compris en cas d’infection au variant Delta, pour au moins six mois, souligne-t-elle.