La Cour des comptes a alerté jeudi 18 novembre sur les incertitudes énergétiques qui pèse sur la France.

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Actuellement, le nucléaire représente plus de 67 % de la production électrique française. Mais l’objectif du gouvernement est de baisser cette part à 50 % maximum en 2035. Pour y arriver, la Cour des comptes préconise de lancer des travaux sans tarder, car le parc nucléaire actuel est vieillissant. La France dispose de 56 réacteurs répartis dans 18 centrales. Mais en 2050, la plupart seront trop vieilles et devraient être fermées.

Il y a 10 jours, Emmanuel Macron a annoncé la construction de six réacteurs nucléaires dans les années à venir. La Cour des comptes tire la sonnette d’alarme, car les vieilles centrales vont bientôt arriver en fin de vie, et rien n’existe pour les remplacer.

Les magistrats de la Cour des Comptes posent en prologue de la note les enjeux pour le pays : “La production électrique française est aujourd’hui assurée à près de 70 % par des réacteurs nucléaires, dont les deux tiers auront cessé de produire avant 2050. Pour renouveler cette part importante de notre capacité de production d’électricité, de nouveaux moyens de production – ‘décarbonés’ , conformément aux engagements climatiques de la France – nécessiteront, non seulement un investissement financier considérable, mais aussi d’importants délais de construction. Cette situation appelle dès à présent des décisions urgentes, visant à garantir les besoins d’un approvisionnement énergétique croissant”.

La Cour des comptes conclut sur le souhait d’un débat “sur des bases mieux éclairées” alors qu’il existe en particulier “un risque important pour les finances publiques”. “Il n’existe ni décision simple, ni solution à faible coût, ni risque zéro”, soulignent les auteurs.